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Jeudi citation

cinema« – Tu lis quoi ?

La Voleuse de livres de Zusak.

– Ah oui ! C’est tiré d’un film.

– Non, tête de noeud, c’est le film qui est tiré du livre ! La littérature précède toujours le cinéma.

– Pourquoi ?

– Parce que les cinéastes manquent d’idées alors ils vont les chercher là où il y en a. »

CONSTANT, Gwladys. Même les profs ont une famille ! Oskar éditeur, « La vie », 2015. p. 58

Jeudi écouter

communication-1296385_1280Récemment, j’ai posté sur Facebook et Twitter un propos assez similaire qui disait que je ne me sentais pas à la hauteur en tant que mère pour Peanuts alors qu’il était dans une période de contestation systématique et qu’un rien pouvait provoquer de longues crises de hurlements (il a deux ans, quoi).

Sur Twitter, où je n’échange qu’avec des gens rencontrés d’abord en ligne, mes tweets ont été accueillis par des démonstrations de réconfort (câlins, #hugs, :-* et autres gif animés), des échanges visant à m’aider à comprendre pourquoi je réagissais comme je le faisais, comment je pouvais aider Peanuts, des partages des astuces concrètent qui ont fonctionné avec les petiots des autres pour voir si ça m’inspirait et pouvait être adapté à notre situation. Tout cela avec beaucoup d’empathie et sans jamais tomber dans la leçon de morale.

Sur Facebook  où je ne suis essentiellement « amie » – c’est idiot la terminologie parce que j’ai plus d’amis sur Twitter que sur Facebook – avec des collègues de boulot et des personnes que j’ai d’abord connues IRL, on m’a répondu « ah ben et encore tu n’as rien vu », « je t’échange ton deux ans contre mon ado », « Arrête de stresser », « Et moi, mon gamin il est encore plus insupportable que le tien » (les guillemets n’entourent pas de véritables citations mais si je ne répète pas au mot prés, la substance et l’essentiel de la forme sont là). Rarement un de mes statuts Facebook n’aligne autant de réactions.

Je sais que dans les deux cas, l’intention était sympathique, que les réactions se voulaient réconfortantes. Mais sur Twitter, je me suis sentie soutenue alors que sur Facebook, pas du tout. Sur Twitter, mon problème a été entendu (je ne me sentais pas à la hauteur en tant que maman, je ne savais pas comment réagir, je n’aimais pas mes réactions) alors que sur Facebook, on a rapporté ça à la faute de Peanuts et surtout, on a minimisé. J’ai lu « tu n’as pas à te plaindre parce d’autres vivent des situations bien pires, avec plusieurs enfants, plus vieux, à des âges autrement plus compliqués », « ton désarroi n’est pas légitime ».

A tel point que j’ai supprimé mon statut. Parce que je ne vivais pas très bien les réactions et parce qu’une « amie » a répondu à une autre sur un ton que je n’ai pas trop aimé. A une autre qui avait, pourtant, eu une des deux seules réactions qui m’avaient réconfortée.

Cette anecdote a deux « morales ». D’abord, que je veux vivre dans ma TL parce que les gens qui j’y fréquente ont un sens de l’être ensemble que je ne rencontre jamais IRL. Ensuite, et surtout, qu’on a beau avoir les mêmes intentions, les mots qu’on emploie et la manière dont on communique vont faire la différence.

Je n’en ai pas parlé dans mes envies de l’année mais je voudrais me sensibiliser à la Communication Non Violente (CNV). Cet acronyme, je l’ai découvert au fil de discussions sur Twitter, plusieurs des personnes avec qui j’échange régulièrement sur Twitter en suivent les principes. Et aujourd’hui, l’une d’elle, Georgia, a twitté ce lien que j’ai trouvé particulièrement réussi. Et qui rejoint vraiment l’expérience que je partageais.

J’ai l’intention de creuser la question. A suivre, donc.

Jeudi une photo

Jeudi 100 mots de la page 100

fuchsia-633645_1280« …qu’ils se connaissent depuis longtemps et se comporte comme si elle était son ainée. On croirait un maître et son valet qui ne se seraient pas quittés depuis des décennies.

– Il m’a appris que tu étais une experte en matières de potions.

– C’est très élogieux de sa part. Il est vrai que je les affectionne particulièrement. Je n’emploierais jamais un instrument aussi grossier qu’un couteau pour mutiler quelqu’un. Les potions offrent davantage de souplesse et de précision que la plus affûtée des lames. Je peux par exemple te contraindre à avaler ta langue en te faisant absorber un certain élixir. »

GREEN, Sally. Half bad tome 2 : Nuit rouge. Milan, 2015. p. 100

Mon #jeudilecture

 

Notes de bas de page :

Crédits photos : 1 – Juanedc via wikimedia commons ; 2 – OpenClipart-Vectors via Pixabay ; 3 – Moi ; 4 – Rosidaisybop via pixabay

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