Ploum

Aujourd’hui, j’ai été efficace dans mon boulot et j’ai aimé ce que j’ai fait. Je m’étonne de changer encore certaines de mes habitudes. En pédagogie, j’ai toujours évolué, c’est plus visible et surtout, plus réfléchi, élaboré, documenté. En gestion, ce n’est pas aussi indispensable. Pourtant, l’air de rien, à travers plein de petites choses, je change, progresse, avance.

Ce n’est pas grand chose. Mais c’est ma petite satisfaction du jour.

6 octobre Aujourd’hui ça passe

Les jours. Les heures. Les moments. L’odeur de bébé juste là dans le cou. L’été. L’ambulance et « Pi pon pi pon » dit l’enfant petit installé dans le Porte-Popcorn. L’envie. Les semaines : déjà la 6e. La caravane, ouaf ouaf. Les bonnes idées. Les mauvaises aussi. Les posts creux. Victoire dans mon podcast. Pas la fatigue. Le nez de Cyrano un peu avant lui. Les jours et les semaines y a que l’décor qui evo’ue notre réalité est la même tousses tocards… L’allant.

5 octobre. Aujourd’hui en noir et blanc

Que gagne-t-on à ne plus essayer, ne plus mettre de force et laisser les choses, elles heurtent, elles pèsent, elles enfoncent, elles griffent, elles agrippent, elles avalent, elles te mâchent et elles te crachent tout de même à la gueule. Que perd-on à glisser, déplacer ses luttes et admettre, baisser les bras, abandonner et après tout, l’autre solution serait pire sans doute.

Je ne peux pas m’en empêcher. Je reviens aux images, encore et encore. J’essaie de comprendre comment de l’eau (de l’Eau) peut faire cela. Même si quelque part très loin dans mon ventre quelque chose me dit qu’on sait. Des générations d’être humains, celles qui m’ont précédée, cette mémoire de l’espèce.

Dévastés. Les villages, les routes. Les maisons entières emportées ou laissées perchées au dessus du vide. Mon imagination remonte dans les montagnes, le long des sentiers, des pierriers. Rien de tout cela n’existe plus, sans doute.

Les infos. Les coupures d’électricité. D’eau. Les distributions. Une bouteille par personne. Une seule ! Un homme qui a rempli des sceaux à une cascade. Pour le vaisselle, se brosser les dents. Les repas froids, un chandelier posé sur la table de la cuisine.

Depuis les hélicoptères, journalistes et secours filment les lits béants, éventrés, cicatrices suintante de boue. Les arbres, troncs, branches, empilés le long des ponts comme l’ouvrage de castors fous.

Je couve un cri muet, une plainte, une peur. Et dehors, encore, la pluie tombe.

En septembre

En septembre, j’ai fait 27 séances de yoga sur 26 jours pour un total de 9h27. 14 séances de vinyasa flow, 6 de hatha, 6 de yoga sur chaise et 1 de salutation au soleil.

J’ai lu 3 livres seulement, deux romans et un manga. C’est pas beaucoup. Mais les 3 étaient bien.

J’ai fait 21 fois des abdos. 12 fois ma routine « bras ».

(Je vous ai déjà dit que depuis mon adolescence je rêve d’avoir les bras de Linda Hamilton dans Terminator 2 ? Je n’ai jamais fait ce qu’il faut pour).

J’ai fêté un anniversaire (pas le mien).

J’ai élaboré une playlist avec plusieurs morceaux modernes repris au violoncelle pour aider Popcorn à s’endormir.

J’ai fait une crise d’épilepsie.

J’ai fait trop de lessives, trop de repas, trop de ménage.

J’ai passé plusieurs heures à danser avec un bébé fatigué sur des airs de violoncelle.

J’ai vélotafé et c’est tellement agréable !

J’ai pris de nouvelles habitudes pour mes pauses de midi.

J’ai perdu du poids. Une part de moi à tendance à se dire que ça ne va pas assez vite. Je la modère. Je lui dis que si c’est pour que ça ne revienne pas, ça vaut le coup d’être patiente. Elle ne m’écoute pas toujours, prend un peu le dessus parfois. Mais pas tout le temps.

J’ai publié 30 posts sur ce blog.

Je me suis sentie vraiment mal.

Je me suis aussi sentie franchement bien.