Redite

J’avais écrit ce texte il y a quelques années. Chaque mot y a sa place encore aujourd’hui. Je suis en plein dans cette discordance, mon chant s’étouffe, se noie, et j’appuie fermement pour le tenir sous l’eau parce que l’entendre me fait mal.

Je ne sais pas dans quel état je vais sortir de cette période…

Aujourd’hui je n’ai rien dit quand

… Celuiquim’accompagne, qui me rassurait hier soir en me disant qu’il le ferait aujourd’hui, m’a dit, très nonchalant, qu’il n’avait pas fait le mail hebdomadaire à la maîtresse,

Quand il m’a dit qu’il n’était pas sorti de la journée entière, avec les enfants.

Quand j’ai constaté que les poubelles du CDI n’était toujours pas vidées. Au bout de 8 jours.

Quand une troisième collègue est descendue juste pour discuter alors que je suis débordée.

Quand des portes étaient fermées alors que les personnes derrières étaient censées travailler.

Pour une nana si bavarde, je me tais beaucoup.

Fêtes des.

Quelques fleurs pour les mamans, les mères, les mama, celles du ventre et celles du cœur, pour les tatas, les sœurs, les amies, celles dont la solidarité et l’empathie sont indispensables, celles qui seront mères, celles qui ne le seront pas, celles pour qui cette journée est importante et celles qui s’en foutent, celles pour qui ça pique, celles qui ont souri, celles qui ont pleuré, celles qui n’y ont pas pensé.

Quelques fleurs pour la sororité.

100 mots de la page 100 de…

Love lettres to the dead, d’Ava Dellaira. Texte de 2014, mon édition, chez Michel Laffont poche, date de 2015. Le texte est traduit par Philippe Mothe.

« … nos doigts, tout ce qu’il y avait d’électrique en chacun de nous est passé dans l’autre. Et nous nous sommes retrouvés à danser. Les gradins avec leur odeur de bois, les parfums de chacun, le clignotement des lumières blanches de Noël, tout se conjuguait pour nous façonner un espace bien à nous. Un espace où je n’avais jamais pénétré.

Cette chanson, j’aurais voulu pouvoir y rester toute l’éternité avec lui, mais elle s’est terminée trop vite’

– Merci pour cette danse, a murmuré Sky avant de se préparer à se fondre dans la foule. « 

Quelques chiffres

Les années bissextiles, le 23 mai est le 144ème jour de l’année. Ce qui signifie que ce post est le 144ème que je prépare en 2020.

Je manque cruellement d’inspiration.

Je sais ce qui me pompe de l’intérieur, qui me laisse là, comme ça, l’air con devant mon curseur sur la fenêtre de mon téléphone. La vie que je mène en ce moment, on celle qui me mène, plutôt, parce que je n’ai pas prise sur grand chose, m’use. Ce confinement et les jours qui le suivent me font vieillir, ça se voit même sur les traits de mon visage.

Puis je me perds un peu parce que je ne sais plus à qui je m’adresse. Anna, je sais que tu es là. D’après les statistiques de WordPress, tu n’es pas seule. Il y a au moins quelques robots 😏

J’ai un peu perdu du vue le pourquoi de cette objectif de publier chaque jour pendant cette année. Reste l’idée.

144 posts. Restent 222.

30 avril. Aujourd’hui, ce qui craque

Aujourd’hui, ce qui craque, ça aurait pu être moi, mais non. Parce que ce matin, j’étais avec un seul enfant, chez le médecin. Puis que j’ai eu ma Super Collègue au téléphone. Puis que je suis allé à mon travail et que j’y ai passé trois heures sans être interrompue par mes enfants, sans les entendre, sans avoir à me demandait pourquoi, sans les veiller, surveiller, accompagner.

Et ça fait un bien FOU !