100 mot de la page 100 de…

Sirius de Stephane Servant, édité dans la collection Épik du Rouergue en 2017

(la magnifique 1ere de couverture d’Olivier Douzou pour le graphisme, avec une illustration de Patrick Connan)

« … des lambeaux de cauchemars encore accrochés sous les yeux. Et en pleine nuit, elle ne parvenait plus à distinguer les cauchemars de ses souvenirs et elle se demandait parfois si ce n’était pas la même chose.

La présence du porcelet l’obsédait. Alors Avril regardait les bois et elle se mettait à imaginer des dizaines de porcelets rassemblés autour de leur mère,une portée toute entière, et dans son imagination, c’était un beau spectacle, une scène incroyable. Puis rapidement, dans son esprit épuisé, ces cochons se transformaient. Ils devenaient rôtis, saucisses, jarrets. Elle ne cessait de penser à… « 

70* mots de la page 100 de…

Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi, éditée chez le Livre de Poche, 2015

« C’est là qu’elle voit jaillir de son chandail un pendentif qu’elle reconnaît immédiatement. Un camée de ce genre, elle n’en vu qu’une fois. C’était lors du vol pour Marseille. La personne à ses côtés le serrait dans sa main pour se rassurer. Marie se lève d’un bond, fait signe à Camille de la suivre et quitte la salle. Direction la cabine d’Anne. »

* Ce sont tous les mots de la page 100, fin de chapitre…

100 mots de la page 100 de…

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, édité chez Sarbacane dans la collection « Exprim’ » en 2016

« … le contrat en paraphant chaque page comme il est d’usage.

« Ça va, Eugène ? T’as l’air un peu stressé. » (Quatrième collègue en partant de la gauche dans l’open space)

« Ça va très bien, j’aimerais juste

qu’on me laisse bosser »

Voire des accents actifs-agressifs,

heureusement non vocalisés :

« Fais gaffe au burn-out » et toi à tes burnes

« Tu fais quoi ce week-end ? » l’amour connard

Comme Eugène travaillait en trois langues, il s’impatientait en trois langues,

J’ai tellement hâte

Can’t wait can’t wait

Ne mogu dojdat’sia

Samedi Saturday Subbota

Tatiana Tatiana Tatiana »

100 mots de la page 100 de…

Un Noël à Kanpur, d’Anne Perry, traduit pas Pascale Haas, ? Le texte est de 2013, mon édition, dans la collection « Grands détectives » des éditions 10/18″, de 2014.

« Au mess des officiers, il trouva une place au fond de la salle et mangea de façon machinale. Il n’avait pas d’appétit, mais il savait que, s’il n’avalait rien, il le regretterait plus tard. Comment un plat aussi délicieux qu’un curry pouvait-il n’avoir aucun goût ?

Il laissa la moitié de son assiette et alla voir Gholab Singh, le sergent qui avait passé la majeure partie de son temps avec les troupes sikhs. Il le trouva dans un petit bureau au fond d’un des baraquements restés en grande partie intacts.

« Oui, monsieur ? » Gholab Singh se lava d’un air aimable.

Narraway se… »

100 mots de la page 100 de…

Pépites, d’Anne-Laure Bondoux, édité chez Bayard jeunesse dans la collection MilléZime en 2005 puis en 2012 pour mon édition.

« …trop longtemps égarés dans sa vieille caboche d’ivrogne.

Ce soir-là, quand ils s’arrêtèrent pour bivouaquer au milieu des champs, c’est Bella Rossa qui ouvrit la bouteille de wodka. Elle en but jusqu’à s’étrangler. Après quoi, elle enroula ses bras autour de ses genoux, avec ses seins écrasés sous son mentou, et elle contempla le feu en pleurant.

Lom’Pa et Jaroslaw vidèrent le reste de la bouteille. C’était la première fois qu’ils voyaient pleurer Bella Rossa. Son chagrin était si profond, si juste, qu’ils respectèrent ce moment de recueillement, comme s’ils étaient entrés dans une église au quelque chose comme ça. »

100 mots de la page 100 de…

L’assassin est au collège, de Marie-Aude Murail (chez l’Ecole des loisirs, collection « Médium », 1992).

« Brouillard givrant, givré en dedans. »

Par-dessus son épaule, j’écrivais sur le cahier un numéro de téléphone.

– Le Lion d’or, chambre 15. En cas de besoin…

En quittant Axel, je me dirige ai vers le préau. Il était désert. J’en profita pour grimper à l’espalier.

– Je ne vous connaissais pas ce goût pour la gymnastique, lança une vois familière, au-dessous de moi.

– Salut, Alban !… Je regardais le barreau qui s’est cassé. Axel s’en est bien tiré. A cette hauteur, il aurait pu se tuer.

Le prof de gym hocha m’a tête :

– Tout ce préau… « 

100 mots de la page 100 de…

… Génération K tome 3, de Marine Carteron (le Rouergue, « Epik », 2017)

« À côté de moi, les sites de partage en ligne peuvent aller se rhabiller. Question stockage, je suis imbattable.

Flûte, tambour, calebasse, clavecin, épinette, violon, guitare, piano, basse, synthétiseur, j’ai accès au moindre agencement de note créé par l’homme depuis le millénaire qui m’a vue naître. Pourtant, malgré ce choix immense, c’est un titre récent, Fur and Claw de Thy Art is Murder, qui s’impose à moi et explose dans mon esprit.

En même temps, une chanson qui décrit les humains comme des parasites provoquant une infection globale et un désastre mondial est parfaitement de… « 

100 mots de la page 100 de…

Génération K. Tome 2. de Marine Carteron, publié aux éditions du Rouergue dans la collection « épik » en 2017

« … moi si je te demandais ça c’était pour éviter de te casser les oreilles mais, après tout, si tu préfères que je chante…

Et c’est ce que je fais. Je me mets à chanter.

Fort.

         Et puis, comme ça n’a pas l’air suffisant je fais glisser deux de mes plus grosses bagues sur les deuxièmes phalanges de mes indes et les utilise pour scander le rythme de ma chanson en les frappant sur la vitre de séparation. Je gueule, je frappe, je m’écalte… et dès la fin de la première chanson je récupère un chargeur pour mon iPod.

Kassandre : 1/ Papounet : 0″

100 mots de la page 100 de…

… Génération K. (tome 1), de Marine Carteron, paru dans la collection « épik » des éditions du Rouergue en 2017. »[…] j’ai beau lui dire de se calmer elle ne m’écoute pas.Mes oreilles bourdonnent, chacun des poils de mon corps se dresse, des milliers de pointes acérées me parcourent le corps.Je m’étire dans toutes les directions, tends mon cou en arrière jusqu’à ce que mes vertèbres craquent, serre et desserre mes phalanges, roule des épaules.Je lutte.Quelque chose est en train de se passer.Je suis connecté à ma bête noire comme jamais et je me sens… vivant, intensément vivant !Je ne comprends pas… je n’arrive pas… à la maîtriser… elle… est… moi… je su

is… nous !- Ça va ? »