10 octobre. Aujourd’hui comme tous les jours

Anticiper. Bisouter. Courir, cuisiner, câliner, consoler. Dormir bien trop peu. Écouter. En route, petite troupe. Filer, faucher, filouter. Gigoter. Ho hisse. Habiller des gens, ma carcasse. Installer le plus-si-bébé dans… (sa poussette, son siège auto, son lit, le Porte Popcorn). J’ai oublié ce que j’allais faire à l’instant. Kidnapper l’enfant petit pour mettre des vêtements sur son corps malgré ses « maaaaaais ! », tournoi de catch. Lire des histoires, lister des trucs, check (or not). Manger mais pas n’importe quoi. Nourrir son petit monde. Oublier. Préparer des affaires, des sacs, des vêtements, des repas, des goûters. Qui veut la peau de la maman de deux ? Rire, un peu. S’oublier. Tweeter. Ululer en silence. Voir arriver les bêtises. marcher sur un Wagon de train abandonné à l’entrée des toilettes : X+¥§*¶@!! . voler une séance de Yoga. Zzzz

6 octobre Aujourd’hui ça passe

Les jours. Les heures. Les moments. L’odeur de bébé juste là dans le cou. L’été. L’ambulance et « Pi pon pi pon » dit l’enfant petit installé dans le Porte-Popcorn. L’envie. Les semaines : déjà la 6e. La caravane, ouaf ouaf. Les bonnes idées. Les mauvaises aussi. Les posts creux. Victoire dans mon podcast. Pas la fatigue. Le nez de Cyrano un peu avant lui. Les jours et les semaines y a que l’décor qui evo’ue notre réalité est la même tousses tocards… L’allant.

5 octobre. Aujourd’hui en noir et blanc

Que gagne-t-on à ne plus essayer, ne plus mettre de force et laisser les choses, elles heurtent, elles pèsent, elles enfoncent, elles griffent, elles agrippent, elles avalent, elles te mâchent et elles te crachent tout de même à la gueule. Que perd-on à glisser, déplacer ses luttes et admettre, baisser les bras, abandonner et après tout, l’autre solution serait pire sans doute.

29 septembre Aujourd’hui fait de mes mains

Émincé un demi oignon et un peu d’ail. Mis dans une poêle avec de l’huile. (D’olive. Je suis une fille du Sud, l’huile, c’est d’olive). Ajouté des dès des tomates qui s’abîmaient dans le frigo et de carottes. Du basilic (je suis une fille du Sud, s’il y a des tomates, il y a du basilic). Laissé mijoter. Ajouté du haché végétal, sel, poivre. Puis un bocal de sauce tomate. Couvert, 10 minutes, feu moyen. Un peu de crème fraîche légère au fond du plat à gratin. Une feuille de lasagne fraîche. Recouvert du contenu de ma poêle. Un peu de gruyère râpé (zut, on n’a plus de parmesan). Une feuille de lasagne, repetita. Une feuille de lasagne, la fin du contenu de la poêle, des rondelles de mozzarella pour recouvrir. Une dernière feuille de lasagne, un tout petit peu de crème fraîche pour que ça ne sèche pas à la cuisson. Du gruyère parce que Peanuts adore le gruyère grillé. Four, 180, 30 minutes. Et c’était bon.

25 septembre. Aujourd’hui où étiez-vous entre 13h et 13h05. Que faisiez-vous ? Vous avez un alibi ?

C’est pas moi ! Moi je faisais griller un steak. Un faux-filet, en fait. Une tranche immense, même qu’on a mangé à deux dessus. Non, c’est pas moi. Je plongeais les pâtes dans l’eau brouillante. Des farfalines. 110 grammes. Ce n’est pas moi, non. Je coupais deux tomates en rondelles, un peu de mozzarella, du basilic, mélangeais de l’huile d’olive et du vinaigre balsamique. Je mettais la table, le couvert pour deux. Je discutais avec Celuiquim’accompagne. Je rouspetais contre le voisin du dessus qui plantait un truc dans un mur. Comment ça, un alibi ? Je ne quoi ? Pouvais pas tout faire ça en même temps ? Mais ! Je suis une femme !