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Jeudi citation

blues« Quand tu joues du blues, Minnie, c’est comme si tu riais et pleurais en même temps. Le blues, c’est comme un tout petit nuage dans un beau ciel d’après-midi. Un petit nuage, tout fin, tout blanc, mais qui te serre le ventre, sans que tu saches trop pourquoi. Tu comprends ? Mais le blues, c’est aussi comme une éclaircie qui travers un orage ou comme une cerise juteuse sur un gâteau trop sec. Ça… Ça peut te faire rie aux éclats quand tu devrais tomber, les genoux dans la boue. Tu vois ? »

KOËGEL, Tristan. Bluebird. Didier jeunesse, 2015, p. 7.

Jeudi nombril

Depuis le début du mois de janvier, je m’intéresse à comprendre pourquoi je ressens cette envie peu contrôlable de me ronger les ongles (et la peau autour des doigts). Je pensais le faire essentiellement quand je suis stressée et que je ne me sers pas de mes mains. Et bien ce n’est pas si vrai. Je le fais essentiellement quand j’attends et que je m’impatiente. En voiture quand ça bouchonne (voire aux feux), en particulier sur le chemin du retour du travail alors que Peanuts m’attend à la crèche, dans les files d’attente si je suis pressée, quand je suis prête et que j’attends que Celuiquej’aime le soit (donc très souvent), quand j’attends que Peanuts se décide à insérer ici environ tout ce que je lui demande de faire dans une journée (ex : à descendre de la voiture pour qu’on rentre à la maison)

Finalement, je me ronge les ongles parce que je ronge mon frein.

Jeudi une photo

17-01-16-3

Peanuts par Peanuts,

autoportrait au téléphone, 16 janvier 2017

Jeudi 100 mots de la page 100

« 18 avril 1945.

Paris.

rose-beautiful-beauty-bloomJ’ai choqué une femme de chambre. Ou quel que soit le titre qu’on leur donne en France ! J’ai oublié d’accrocher le panneau « Ne pas déranger » sur la porte, et elle est entrée pour faire le lit et nettoyer la salle de bains. J’étais assise à la petite coiffeuse, que j’avais tirée devant la haute fenêtre, et j’écrivais toute nue. Certes, je m’étais enveloppée de cet incroyable dessus-de-lit en soie, mais il a glissé de mes épaules quand je me suis retournée pour voir qui entrait.

Seigneur ! nous étions toutes les deux tellement GÊNÉES ! Je ressemble à un cadavre. »

WEIN, Elizabeth. Roses sous les bombes. Castelmore, 2015. p. 100

 

Note de bas de page :

Crédits photos : 1 – Billy Branch par Guido Nardy via Flickr ; 4 – Rose via pexels

1, 2, 3, 4 jeudis (8)

Jeudi citation

cinema« – Tu lis quoi ?

La Voleuse de livres de Zusak.

– Ah oui ! C’est tiré d’un film.

– Non, tête de noeud, c’est le film qui est tiré du livre ! La littérature précède toujours le cinéma.

– Pourquoi ?

– Parce que les cinéastes manquent d’idées alors ils vont les chercher là où il y en a. »

CONSTANT, Gwladys. Même les profs ont une famille ! Oskar éditeur, « La vie », 2015. p. 58

Jeudi écouter

communication-1296385_1280Récemment, j’ai posté sur Facebook et Twitter un propos assez similaire qui disait que je ne me sentais pas à la hauteur en tant que mère pour Peanuts alors qu’il était dans une période de contestation systématique et qu’un rien pouvait provoquer de longues crises de hurlements (il a deux ans, quoi).

Sur Twitter, où je n’échange qu’avec des gens rencontrés d’abord en ligne, mes tweets ont été accueillis par des démonstrations de réconfort (câlins, #hugs, :-* et autres gif animés), des échanges visant à m’aider à comprendre pourquoi je réagissais comme je le faisais, comment je pouvais aider Peanuts, des partages des astuces concrètent qui ont fonctionné avec les petiots des autres pour voir si ça m’inspirait et pouvait être adapté à notre situation. Tout cela avec beaucoup d’empathie et sans jamais tomber dans la leçon de morale.

Sur Facebook  où je ne suis essentiellement « amie » – c’est idiot la terminologie parce que j’ai plus d’amis sur Twitter que sur Facebook – avec des collègues de boulot et des personnes que j’ai d’abord connues IRL, on m’a répondu « ah ben et encore tu n’as rien vu », « je t’échange ton deux ans contre mon ado », « Arrête de stresser », « Et moi, mon gamin il est encore plus insupportable que le tien » (les guillemets n’entourent pas de véritables citations mais si je ne répète pas au mot prés, la substance et l’essentiel de la forme sont là). Rarement un de mes statuts Facebook n’aligne autant de réactions.

Je sais que dans les deux cas, l’intention était sympathique, que les réactions se voulaient réconfortantes. Mais sur Twitter, je me suis sentie soutenue alors que sur Facebook, pas du tout. Sur Twitter, mon problème a été entendu (je ne me sentais pas à la hauteur en tant que maman, je ne savais pas comment réagir, je n’aimais pas mes réactions) alors que sur Facebook, on a rapporté ça à la faute de Peanuts et surtout, on a minimisé. J’ai lu « tu n’as pas à te plaindre parce d’autres vivent des situations bien pires, avec plusieurs enfants, plus vieux, à des âges autrement plus compliqués », « ton désarroi n’est pas légitime ».

A tel point que j’ai supprimé mon statut. Parce que je ne vivais pas très bien les réactions et parce qu’une « amie » a répondu à une autre sur un ton que je n’ai pas trop aimé. A une autre qui avait, pourtant, eu une des deux seules réactions qui m’avaient réconfortée.

Cette anecdote a deux « morales ». D’abord, que je veux vivre dans ma TL parce que les gens qui j’y fréquente ont un sens de l’être ensemble que je ne rencontre jamais IRL. Ensuite, et surtout, qu’on a beau avoir les mêmes intentions, les mots qu’on emploie et la manière dont on communique vont faire la différence.

Je n’en ai pas parlé dans mes envies de l’année mais je voudrais me sensibiliser à la Communication Non Violente (CNV). Cet acronyme, je l’ai découvert au fil de discussions sur Twitter, plusieurs des personnes avec qui j’échange régulièrement sur Twitter en suivent les principes. Et aujourd’hui, l’une d’elle, Georgia, a twitté ce lien que j’ai trouvé particulièrement réussi. Et qui rejoint vraiment l’expérience que je partageais.

J’ai l’intention de creuser la question. A suivre, donc.

Jeudi une photo

Jeudi 100 mots de la page 100

fuchsia-633645_1280« …qu’ils se connaissent depuis longtemps et se comporte comme si elle était son ainée. On croirait un maître et son valet qui ne se seraient pas quittés depuis des décennies.

– Il m’a appris que tu étais une experte en matières de potions.

– C’est très élogieux de sa part. Il est vrai que je les affectionne particulièrement. Je n’emploierais jamais un instrument aussi grossier qu’un couteau pour mutiler quelqu’un. Les potions offrent davantage de souplesse et de précision que la plus affûtée des lames. Je peux par exemple te contraindre à avaler ta langue en te faisant absorber un certain élixir. »

GREEN, Sally. Half bad tome 2 : Nuit rouge. Milan, 2015. p. 100

Mon #jeudilecture

 

Notes de bas de page :

Crédits photos : 1 – Juanedc via wikimedia commons ; 2 – OpenClipart-Vectors via Pixabay ; 3 – Moi ; 4 – Rosidaisybop via pixabay

–    <W<X    N BB BN B ?./

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1, 2, 3, 4 jeudis (7)

Jeudi citation

<geek_killer> Je dois te raconter une bonne!
<geek_killer> orange a de nouveau installé un émetteur
<geek_killer> pour tel mobile et tout
<geek_killer> Les habitants du patelin se sont mis à se plaindre d’insomnies et tout…
<geek_killer> Le commentaire d’orange :
<geek_killer> « Qu’est-ce que ça risque de devenir quand nous aurons allumé ce truc ? »

DTC, bien entendu

Jeudi la poétique

Et v’là que j’t’anonymise les prêts, que j’te supprime les orphelines, que j’change par lots à tout va, que j’mets en cohérence les nomenclatures, j’accroche le générique, retranche le spécifique, je suis une paléontologue du thésaurus, une archéologue de la notice sans exemplaire, une généalogiste du pilonné, du perdu, du jeté, du volé. Je bichonne ma base, c’est mon côté maniaque, je fais taire les bruits, ils m’horripilent.

Paragraphe inspiré des dernières tâches de gestion de ma base documentaire. Le vocabulaire de mon métier a une forme de poésie, je trouve.

Jeudi une photo

IMAG0010Linceuls, Ernest Pignon Ernest, MAMAC, Nice

Jeudi 100 mots de la page 100

A la naissance, il est déjà différent de ses frères ! Oui, àla naissance, il a déjà neuf mois de vie…

Les progrès des échographie ont pu mettre en évidence que le fœtus réagit au discours de sa mère. Pour tester les réactions fœtales à son environnement, les expérimentateurs mesurent les mouvements de déglutition. Ceux-ci augmentent quand sa maman s’adresse à lui et diminuent quand maman parle avec une copine. Les chercheurs ont même pu montrer, films à l’appui, que l’enfant réagit aux pensées de sa mère. Ce n’est finalement pas si étrange, puisque nos pensées ont un substrat physiologique et […]

FILLIOZAT, Isabelle. Il n’y a pas de parent parfait. Marabout, « Marabout Poche », 2008, p. 100

1, 2, 3, 4 jeudis (7)

Jeudi citation

vitesse« – Embauchez des golems. Quatre golems vous soulèvent n’importe quoi. Imprimez-moi des piastres pour après-demain et gardez les mille premières en prime.

– Pourquoi êtes-vous toujours aussi pressé, monsieur Lipwig ?

– Parce que les gens n’aiment pas le changement. Mais il suffit de procéder au changement suffisamment vite, et on passe d’un type de normalité à un autre. »

Monnayé, Terry Pratchett, p. 219 de l’édition Pocket

Jeudi une photo

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Jeudi 1, 2, 3, 4 liens

L’article d’Alice Maruani pour Rue89 qui va vous faire modifier vos notifications sur téléphone http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/04/tristan-harris-millions-dheures-sont-juste-volees-a-vie-gens-264251

Les 7 véritables privilèges du prof par l’instit humeurs http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2016/06/19/les-7-veritables-privileges-du-prof.html

10 conditions pour rendre une activité d’apprentissage intéressante https://pbs.twimg.com/media/ClSTOdtWIAAMGgf.jpg via @Netpublic

Un Indégivrable de Xavier Gorce http://xaviergorce.blog.lemonde.fr/2016/06/24/le-vrai-du-fat/

Jeudi 100 mots de la page 100

connecté« Le garçon souffla tel un taureau enragé, et Connor sourit. C’était Hayden qui avait eu l’idée d’utiliser le terme « connecté », « fragmenté » et « déserteur » étant des étiquettes négatives que le monde leur avait collées.

– Tu devrais êtres experts en retournement d’opinion, lui avait dit Connor.

Ce à quoi Hayden , facétieux, avait répondu :

– A force de me retourner, j’aurais le tournis ; je finirais par vomir sur mes clients.

Hayden, Connor et Risa étaient les trois seuls connectés restants à avoir été abrités dans le refuge de Sonia, il y avait déjà bien longtemps. Cette expérience les avaient liés comme des amis de […] »

SHUSTERMAN, Neal. Les déconnectés. Editions le Masque, « MSK », p. 100

Pix : Citation Fancycrave ; 100 mots Geralt

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1, 2, 3, 4 jeudis (6)

Jeudi citation

Espèce d’idiome ! — Ce que les Allemands font avec la main gauche et les Britanniques les mains attachées dans le dos,

les Italiens les mains dans les poches (con le mani in tasca), les Portugais, rois de l’acrobatie, un pied dans le dos

et les Espagnols sans se décoiffer (sin despeinarse), comment le font les Français ? Les doigts dans le nez !

Muriel Gilbert

Jeudi 1, 2, 3, 4 liens

Shaya est revenue du Pérou et maintenant c’est sur son blog qu’on wahou wahou : http://shayalandie.fr/tag/incas-et-lac-titicaca/

Georgia propose de parler « en plus » et des exemples de phrases retournées (j’adore)

Cet article sur les algorithmes de Fabebook est très intéressant je trouve http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/02/enquete-lalgo-plus-flippant-facebook-264219

Et celui-ci qui fait réfléchir sur l’évolution des publications sur Facebook, puisqu’on parle de lui http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/13/alice-is-a-piscine-cest-fou-quon-pouvait-poster-facebook-debut-264318

Jeudi une photo

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Jeudi 100 mots de la page 100

« …à transporter sous cette forme. Il faudrait qu’il voit exactement combien ils…

On frappa délicatement à la porte, et Gladys entra. Elle portait avec luxe de précautions une assiette de casse-sroûte au jambon, très, très aminci comme seule Gladys savait les amincir, c’est-à-dire en coinçant un jambon entre deux miches de pain et en abattant violemmentdessus sa main de la taille d’une pelle.

« J’Ai Pensé Que Vous N’Auriez Pas Pris De Déjeuner, Monsieur Le Receveur, gronda-t-elle.

– Merci, Gladys, dit Moite en se secouant mentalement.

– Et Le Seigneur Vétérini Est En Bas, poursuivit Gladys. Il dit Qu’Il N’Y A Pas Urgence. »

Monnayé, Terry PRATCHETT, pocket, p. 100

1, 2, 3, 4 jeudis (5)

cocoon-306632_960_720Jeudi citation

« Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant »

Victor Hugo, Les Contemplations

Jeudi 1, 2, 3, 4 lienstoile

En ce moment, Shaya voyage au Pérou. Et nous aussi, via son Instagram.

Cela fait des siècles, au moins, que je ne vous ai pas invité à farfouiller dans le cabinet de curiosité de Nekkonezumi.

Georgia est de bon conseil. Et et elle est bien plus que ça, mais c’est l’occasion citer chez elle.

Et un petit nouveau dans la blogroll : Y’en a un peu plus, j’vous l’mets quand même ? Les reflexions d’Eleusie qui ne tiennent pas en 140 caractères.

Jeudi une photoimag3306.jpg

Hoggar_peinture_rupestre1Jeudi 100 mots de la page 100

Les Hommes-qui-savent, bouche béé, viennent d’assister à la naissance, sous les mains de l’Homme-qui-dessine, de cet objet étrange et inquiétant. Ils écoutent maintenant ses explications en silence :

  • On fabrique plusieurs de ses faux-hommes. Au moment où la nuit arrive, onles installe sur un rocher, comme s’ils montaient la garde. On allume quelques feux à l »entrée de la grotte et on met autant de faux-hommes que possible, certains assis, d’autres couchés. On recrée un clan à la tombée du jour.

Seule la poignée de jeunes chasseurs menés par Haoud, encouragés dans leur désir d’insoumission à l’Homme-qui-dessine, refusent de se laisser impressionner…

SEVERAC, Benoit. L’Homme-qui-dessine. Syros, 2014. p.100

Note de bas de page :

Pix by : 1 – Mecelis ; 2 – Cocoparisienne ; 3 – Me ; 4 – W. Robrecht

1, 2, 3, 4 jeudis (4)

Jeudi citation

Où est le prof doc« Mais pour combien de temps ? Quelles seront les attentes du prochains chef d’établissement ? Que devrais-je lui prouver ? Aurai-je besoin de lui expliquer ce qu’est un professeur documentaliste ? A quoi ça sert ? Quelles sont ses expertises ? Que d’énergie gâchée à se demander quel va être notre avenir, comment allons nous survivre « pédagogiquement » ? Pourquoi d’une Académie à l’autre, d’un établissement à l’autre, nous avons l’impression de ne pas exercer le même métier ? Quand les uns occupent la place qui leur revient, les autres sont relégués à la survie professionnelle.

Pour donner suite à l’éEdito du n°259, ce numéro s’ouvre sur l’article qui donne l’humeur dans laquelle nous sommes ! L’avenir des professeur(e)s documentalistes serait-il dans le retroviseur ? de Sandrine Leturcq retrace en effet de manière pertinente et sans détour, le désenchantement dela profession ces derniers temps. Et à raison : alors que le coeur de notre métier a toujours été de développer des apprentissages info-documentaires parle biais de notre outil de travail qu’est le fonds d’un CDI, la volonté institutionnelle de na pas nous donner notre place en tant qu’enseignant à part entière n’a jamais été aussi flagrante. »

Edito de Véronique Delarue, InterCDI n°260, mars-avril 2016

Jeudi #ptitemonnaie *

Lundi : Qu’on me propose un projet un peu fou par téléphone pour le boulot. En parler par texto à une collègue. Qu’elle me dise oui tout de suite sans même avoir les détails.

Mardi : Trouver les toutes dernières erreurs que ma remplaçante a laissée dans ma base et les corriger une part une. Enfin, la petite monnaie, c’est que ce soit fait, ce n’était pas de le faire.

imag3185.jpgMercredi : Sortir avec Peanuts dans l’écharpe jaune soleil, comme serrée dans les bras de celle qui me l’a offerte. Je ne pensais plus l’utiliser, optant plutôt pour le porte bébé maintenant, mais il est totalement déréglé et j’avais envie d’un portage plus câlin. Boire un thé à l’extérieur dans un endroit où Peanuts a pu se balader et jouer sans que je doive surveiller à chaque instant qu’il ne gène personne. Dans ce même endroit, parler avions en papier avec un petit garçon et comparer les mérites de celui qu’il appelle « le Jet » avec celui que j’appelle « La Flèche ».

Jeudi : dormir deux heures de sieste, assommée par une infection virale, s’en réveillée avec une sensation de repos, peu profonde, certes, mais tellement rare. Avoir terminé de lire le dernier livre du Défi Babélio.

Jeudi une photo

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Jeudi 100 mots de la page 100

page 100« C’était une dame rondelette qui descendit d’une voiture avec chauffeur, accompagné d’un jeune homme à la mine tragique, affligé d’une calvitie.

La directrice se précipita à la grille pour serrer la main de la conseillère générale en riant et en hochant la tête, comme si elle n’avait jamais eu autant de plaisir à rencontrer quelqu’un. Les élèves, eux, auraient eu beaucoup plus de plaisir à rencontrer d’autres gens : Zinedine Zidane, par exemple. Ernestine, personnellement, aurait opté pour Emma Watson, qui avait son âge quand elle avait été choisie pour l’… »

PANET, Sabine. PENOT, Pauline. Le Coeur n’est pas un genou que l’on peut plier. Editions Thierry Magnier. p. 100

Notes de bas de page :

* « Les repas le dimanche midi / Comme j’sais plus qui disait… / Le bonheur ça se trouve pas en lingots / Mais en p’tite monnaie », Bénabar, La p’tite monnaie

Pix : 1 : Empruntée sur Docpourdocs ; 2 et 3 : Me ; 4 : Condesign

1, 2, 3, 4 jeudis (3)

Jeudi citatismiley-39984_960_720on

N: \(ù.ù)/ l’orgueil
N: (~$.$)~ l’avarice
N: (~*.*)~ l’envie
N: (/O.O)/ la colère
N: (°c==3 la luxure
N: (~°O°)~ la gourmandise
N: (-.-) la paresse

DTC

Jeudi 1, 2, 3, 4 liens

lacets

J’ai trouvé intéressante cette démarche concernant la culture du viol http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2016/04/18/cette-fille-merite-t-detre-violee-video-deprimante-jour-263788?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1460998680 Intéressante et inquiétante, le chemin à parcourir est bien long encore.

Les parodies de Céleste Barber me font beaucoup rire. J’adore sa démarche, à la fois drôle et revendicative http://www.demotivateur.fr/article/elle-detourne-les-photos-de-celebrites-publiees-sur-instagram-et-le-resultat-est-tres-drole–5452 (via @Shaya_Oh)

Le compte Twitter de @Dame_Fanny https://twitter.com/Dame_Fanny Je découvre petit à petit sa personnalité. Elle est excentrique et terriblement attachante. Quand je serai grande, je veux être comme elle.

Cette vignette des Indégivrables me parle tellement http://xaviergorce.blog.lemonde.fr/2016/04/19/procrastination-xl/#xtor=RSS-32280322

Jeudi une photo

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Jeudi 100 mots de la page 100

page 100« Au-delà des portes du palais et des murailles de la cité, les ravages de la sécheresse devenaient évidents. On pouvait deviner les conséquences de l’été aride à l’épaisse poussière de la route, à l’herbe rare et brune qui pelait comme de la peinture sur les collines et les tertres, aux arbres rabougris et aux puits vides des villages. En cette cinquantième année du règne d’Ailell, la souffrance du Grand Royaume était telle que de mémoire d’humain on n’en avait jamais connu de semblable.

Pour Kévin et Paul qui se matin-là chevauchaient en direction du sud avec Diarmuid et sept de… »

KAY, Guy Gavriel. La Tapisserie de Fionavar 1 :L’Arbre de l’été. J’ai lu, 1996. p.100

Pix : 1 : ClkerFreeVectorImages ; 2 : EME ; 3 : Me ; 4 : Condesign

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Jeudi citation

+

Tank_: Ma prof de maths qui nous sort tout à l’heure en corrigeant un exercice:
Tank_: « Ici on va éviter a solution 2 car à moins que vous ne soyez Chuck Norris, vous ne pouvez pas diviser par 0 ».
Tank_: Je l’aime <3

DTC

Jeudi #ptitemonnaie *
pissenlit

Lundi : Je me suis plongée dans les photos, j’ai remonté le courant numérique jusqu’en septembre, pour faire le quatrième album de Peanuts. Thématiques plutôt que chronologique. Et je me suis même trouvé jolie sur certaines.

Mardi : Je suis allé courir, reprise, sous un ciel céruléen, en plein soleil et dans la brise fraîche. J’ai réentendu ma playlist, l’ai trouvée bien construite, oh mais j’y avais mis les Clash !, y ai retrouvé des pépites. J’ai dansé dans l’escalier de l’immeuble au retour parce que passait ce morceau là sur lequel il n’est juste pas possible de ne pas bouger.

Mercredi : Nous sommes allé jusqu’à la boulangerie à pied avec Peanuts et sommes rentrés avec une baguette tout juste sortie du four mais déjà entamée, ne pas l’avoir porté du tout, avoir mis un temps fou. S’arrêter en plein rue, plus tard, pour cueillir un pissenlit et le souffler vers lui, son rire et ses mains tendues pour caresser. Renouveler enfin ma carte de bibliothèque et emprunter un livre à mon nom, pas au sien, puis un autre sur la carte de Peanuts. Découvrir que la grande médiathèque a aménagé un espace ludothèque, y passer un long et bon moment avec Peanuts curieux de tout.

Jeudi : écrire un 4 jeudi, chercher à l’équilibrer, s’en amuser, en écoutant Bénabar. Je suis aussi allé manger chez mes parents, seule, sans enfant, des paupiettes bio mitonnées à la tomate. En rentrant de la crèche, Peanuts et moi avons dansé un slow sur la reprise de La Pluie fait des claquettes par M.

Jeudi une photo

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Jeudi j’m’installe

J’ai emménagé ici en catastrophe, aiguillonnée par l’exigence d’une rupture, l’indispensabilité d’une page blanche. J’ai récupéré un titre qui était celui d’une vague tentative d’amadouer tumblr, installé un visuel dans lequel je me sentais à l’aise et j’ai écrit, parce qu’il faut écrire.

Puis il a fallu rapidement que je décide quoi faire des archives, j’ai dû consacré du temps à clore l’avant. C’est bien la première fois, tiens, que je m’occupais ainsi de soigner le blog que je quittais. En attendant, je n’avais pas encore trouvé le petit truc qui poserait l’identité ici. Le titre me chafouinait car il déplaisait à une personne que j’aime et qui est pour beaucoup dans mes noms-du-web. Je n’étais qu’en partie chez moi.garden-441933_640

J’ai commencé par remplir la blogroll parce que mon blogging est, avec le temps et avant tout, une histoire de rencontres.

Puis j’ai joué avec un dictionnaire des synonymes en anglais pour revenir, comme si souvent, à la réponse la plus simple.

Le sous-titre s’est écrit de lui-même. Les inter-titres en ont découlé. L’à-propos s’est tapé. Tout ce rien-du-tout si muable que je pose comme on fait sa déco d’intérieur.

Et un 4 jeudi, vieux rituel délaissé, vient comme conclure la procédure. J’ai la sensation d’avoir pris possession des lieux.

Bienvenue, venez vous installer, il y a toujours de la place sur le canapé et de l’eau restée chaude dans la bouilloire.

Notes de bas de page :

* « Les repas le dimanche midi / Comme j’sais plus qui disait… / Le bonheur ça se trouve pas en lingots / Mais en p’tite monnaie », Bénabar, La p’tite monnaie

– Pix : 1 – by U.S. Air Force ; 2 – George Hodan  3- Me 4 – Kapa65

1, 2, 3, 4 jeudis

Jeudi citation

@Cel_ina : Qui était responsable de la violence au Moyen Âge s’ils avaient pas les jeux vidéo ni internet ?

#DTC

Jeudi renaissance

Les fils et les aiguilles tricotent en ligne de drôle de conséquence. A moins qu’un tweet ne batte des ailes et qu’à l’instar du papillon qui provoque la tempête, il insuffle des idées folles. Allez savoir exactement comment on en est arrivées là mais Dame Ambre m’a fait la douceur de reprendre le Blog à 1000 mains. L’idée générale reste la même, sa touche personnelle en plus, avec ce premier atelier. Ambre, merci encore de cette initiative, ça m’émeut tout partout que ce blog vive à nouveau.

Ambre 1

Jeudi vieilles choses

J’ai eu un pfffiou nombres de blogs différents. Je suis comme ça, par moments, j’ai besoin de repartir sur une page blanche, un cahier neuf. Mais je n’efface pas avant de recommencer, pas sans y être contrainte. En reprenant les choses à blanc ici, je laissais derrière moi un blog hébergé sous un nom de domaine que je payais. Je vous épargne les détails mais j’ai supprimé ce compte. Non sans rapatrier grossièrement les archives sur un blog gratuit de manière très artisanale… avec une (longue) série de copier/coller (je suis une bidouilleuse en informatique…). Petit à petit, je nettoie tout cela donc pour le moment, tout n’est pas disponible. Ça va venir mais il reste 200 articles tout pile au moment où je tape ces lignes.

En attendant, je relis certains articles. Pas tous, faute de temps. Les archives remontent à février 2012, soit dans une autre vie. J’ai oublié beaucoup de ce que j’ai écrit. Je continue d’aimer la plupart de ces posts. Je me rends compte que je rabâche sur plusieurs sujets. Je lis combien j’ai aimé faire mon métier sans réussir à me rappeler sincèrement pourquoi. Je ne sais plus à quoi font allusion certains cryptoposts. Je ne suis pas sûre de connaître si bien cette personne qui écrivait certains de ces posts. Ça me fait beaucoup réfléchir.

Jeudi chat de hasard

Cheshire cat