Pensées du soir en vrac

C’est tout de même ingrat, le métier de mère.

C’est quand qu’on votera à nouveau avec des papillons dans le ventre ?

J’ai besoin de réviser les bases de ma mythologie grecques et romaines…

Est-ce que les pas marchés en portant Popcorn comptent double ?

Sans

Je n’ai pas pris mon antidépresseur depuis lundi.

Mon psy dit qu’il n’y a pas de syndrome de sevrage. La demi vie de ce médoc étant de 66 heures, je peux dire que j’en suis sortie.

Ça fout les pétoches.

Alors je repense à la moi d’il y a un an. Je me demande qu’est-ce que je peux continuer de faire pour ne pas me retrouver à nouveau dans cet état.

À part ne pas être de nouveau confinée fermement plusieurs mois, je veux dire.

Je n’ai pas encore toutes les réponses à cette question.m

Mais il m’apparaît que ces 18 derniers mois, j’ai appris à m’imposer de prendre soin de moi-même (puisque personne ne s’en occupe)(constat qui pique)(enfin ce n’est pas toute à fait honnête : il y a les amies douces mais elles sont loin).

Et ce n’est pas rien.

Puis maintenant, je sais que si j’en ai besoin, il existe une béquille avec laquelle je sais continuer à marcher.

En vrac

J’ai oublié mon téléphone au boulot.

Je suis un tantinet en PLS.

Bon, déjà, ça va mieux depuis que tout mon petit monde est rentré. Pas de crainte de manquer un appel d’urgence concernant l’un de mes trois mecs.

Mais j’ai pas l’oiseau bleu sous la main.

J’ai pas ma musique à trainer dans ma poche.

J’ai pas mon appli de suivi de calories.

Bref, je suis pas à l’aise.

Je l’ai oublié parce que je faisais l’inventaire. Le lien de cause à effet n’est pas évident au premier abord, je conçois. Je n’étais pas sur mon rythme habituel, j’ai probablement posé mon téléphone dans une étagère parce qu’il me gênait dans ma poche, je suis partie pressée parce que je voulais finir de pointer les documentaires.

J’ai fini de pointer les documentaires !

Il ne reste plus que les romans, les mangas et les BD.

(Je tente de me convaincre que ce n’est pas tant, que j’ai bien avancé, mais en vrai, tout ça, c’est encore énorme, je suis loin de la moitié…)

On m’a encore piqué un dico de Russe. Et des fictions bilingues français-russe. C’est fini, j’arrête d’acheter des ressources en russe, ça se termine toujours pareil.

On ne m’a pas piqué le Coran. Ni le Sexe sans complexe. Limite je suis déçue, c’était presque devenu une tradition !

Je me demande si les vols ne se sont pas reportés sur le rayon mangas…

C’est crevant, de faire l’inventaire, mais j’aime ça.

Même si la moi de juin 2021 est en colère contre la moi de juin 2020 qui a fait n’importe quoi dans tout le rayon des sélections thématiques.

J’ai fait passer un oral de brevet en rattrapage, aujourd’hui, entre deux colonnes d’inventaires.

Elle s’en est pas mal sortie. Je ne le lui ai pas dit assez clairement, je le regrette.

Il faut aller terminer de faire à manger. Sans musique dans la poche. C’est un peu nul quand même.

16 juin Aujourd’hui faim de

Je m’habitue à moins manger (en quantité) et surtout, à ce que ça ne me stresse pas. C’est idiot, quelque part, mais je réalise que c’est quelque chose qui peut m’agoisser. Me dire que je risque de me sentir mal. Par faim, oui, mais surtout pas hypoglycémie.

Ça fait partie d’une démarche plus générale. S’écouter davantage. Se faire confiance, un peu plus. Être attentive à moi-même.

Ça continue de bien se passer.

Alors même que j’ai abandonné totalement ma béquille.

Enfançon

Ce soir Popcorn s’est endormi dans le creux

De mon corps couché en chien de fusil dans son lit

La tête sur mes cotes, le flanc contre mon ventre,

Tout entier replié dans le nid ouvert de mes genoux, mes cuisses, mon tronc, ma gorge

Apaisé, sécurisé, câlin

Comment redevenir, un temps, quelque chose qui ressemble à nous matriochka, moi sa première maison

Plus si boiteuse

J’ai vu mon psy.

Il m’a trouvée bien.

Il m’a proposé de supprimer ce qu’il reste de béquille.

Ça fout les chocottes. Mais c’est en même temps assez agréable de se sentir suffisamment forte.

Et oui maintenant je sais que si je me remets à boiter, je pourrais toujours m’appuyer quelques temps sur une béquille.

Maintenant, y a plus qu’à en terminer avec celle-ci.

Escapade

Aujourd’hui, quitter le département, pas loin mais tout de même derrière la frontière, prendre ses clics, ses clacs (et des couches de rechange), la route. Les enfants qui ronfle dans leurs sièges, les fenêtres ouvertes qui nous sauvé de l’écrasante de début de journée. On a retrouvé notre terrasse, quasi habitués, notre menu, notre serveur, ses blagues. Puis la balade avec les points de repères, l’aller jusqu’au parc, le retour en passant pas l’église (Popcorn, petit mécréant, ce ne sont pas des bougies d’anniversaire !) puis le pont et retour à la voiture. Rentrer, laver un enfant puis l’autre, les cheveux enfin on a le droit malgré les points, faire manger ce qui ont de l’appétit. Puis attendre dans son lit que le sommeil attrape Popcorn en sentant ma peau rendre le soleil pris dans la journée. Échappée belle.

Clichés

Dans mon téléphone aujourd’hui, sept photos.

Les deux premières sont de grosses fleurs violettes dont je n’ai aucune idée du nom et qui se sont ouvertes sur la clôture du parc le plus proche de chez nous. Les fleurs sont belles mais les photos pas particulièrement réussies.

Les deux suivantes sont celles de la façade d’un immeuble en construction avec le numéro du promoteur pour l’achat d’appartement et le panneau qui vente le calme et la taille des terrasses. Il faut que je regarde le collège de secteur.

Ensuite vient un enfant petit tout heureux de jouer au parc avec un parapluie par 30 degrés.

Puis des breloques fantaisie que je me suis offertes cet après midi et que je voulais partager avec ma TL.

Tout petits fragments d’une bien plus longue journée.

5…

Je vois…

… La lumière de la fin de journée qui filtre à travers les volets

… Les trois lapins blanc sur le noren, un de face, deux de dos

… Les lattes du lit de Peanuts et son matelas qui apparaît entre chaque

… Le biberon d’eau en équilibre sur la barrière du lit

… Une décoration en forme de poisson suspendue dans le vide

J’entends.

… La respiration de Popcorn qui commence à prendre une régularité annonçant l’endormissement

… La télé, de loin, un rythme qui laisse à pensée que ce sont des publicités

… J tousser

… La lampe anti moustiques ronronner

… Peanuts qui manipule un tout petit jouet

Je sens…

… La chaleur de la tête de Popcorn contre ma cuisse

… L’arrêté du bois de la barrière du lit sous mon gros orteil droit

… La couette en boule sous mon epaule

… La ceinture élastiquée autour de mon ventre

… Mes cheveux contre mon avant bras

Et on recommence