Je pourrais…

… raconter ma journée mais je n’ai pas particulièrement envie de revenir dessus

… raconter ma soirée mais vous allez me demander pourquoi, comment, j’accepte ça et je ne saurais pas répondre

… écrire à propos de tout à fait autre chose mais là je ne vois pas quoi

Alors je vais vous dire, comme ça, que Popcorn était tout fière de me demander des « crépites » au petit déjeuner, nom que Peanuts donne aux céréales, mais qu’il prononce « pécrites » avec une fierté et une conviction qui font que sans doute celles-ci vont être rebaptisées.

En ce moment, je lis beaucoup. Pas en soi. Mais par rapport à mes habitudes et surtout mes disponibilités. J’ai besoin des mots des autres.

Et j’ai beaucoup de mal à rassembler les miens.

C’est « marrant » parce que le personnage principal du roman que je suis en train de lire est une autrice en panne d’inspiration. Ce n’était pas dit sur la 4e de couverture mais ça « tombe » bien.

Reprise (again)

Ça y est. Ces quatre drôles de semaines touchent à leur fin.

Une semaine de distanciel pour tous : Peanuts, mes élèves, moi, Celuiquim’accompagne. Il n’y a guère que pour Popcorn que ça a été des vacances.

Une semaine de vacances sans enfant / sans parent, selon le point de vue.

Une semaine de vacances en famille.

Une semaine de reprise pour tous, en présentiel pour eux trois, en distanciel pour moi.

Mais demain, ça y est, j’y retourne.

Et j’ai pas envie.

Je n’ai pas envie de passer mes journées à devoir faire respecter le port du masque et vérifier que tout le monde se lave les mains.

Je n’ai pas envie de bricoler pour finir un projet qui merdouille parce qu’on a oublié que les élèves ne lisent pas. (Oui, raccourci facile, ce n’est pas le propos).

Je n’ai pas envie de discuter de tout un tas de sujets avec tout un tas de gens.

Je n’ai pas envie de recommencer à courir tout le temps.

Je ressens un grande lassitude vis à vis de mon travail et je ne sais pas à quel point c’est cette période (de ma vie et de la vie) et à quel point c’est autre chose.

Bon… J’ai un cartable à préparer…

Premier du mois

La journée d’hier ne s’est pas vraiment arrêtée. On a recouché je ne sais combien de fois l’enfant petit qui a fini par faire mauvaise nuit dans notre lit et voler la mienne à grand renfort de coups de pieds, de plaintes nocturnes et de ronflements irréguliers. Et quand il a réclamé « biberon », je suis bien incapable de dire ce que j’avais dormi.

Les deux, le nez, tout.

Il a été de mauvaise humeur toute la journée. Son père aussi. Et la météo itou.

Heureusement que Peanuts marche à travers ça comme si ça ne le touchait pas. « Comme si » parce que je sais qu’il est bien plus sensible à l’ambiance de la maisonnée qu’il ne le laisse paraître.

Je suis vannée. Je n’ai pas envie d’être demain (repas beldoche) et encore moins lundi…

Si au moins il pouvait arrêter de pleuvoir et le temps se mettre au beau pour de bon…