Trois #gratitudes (5)

– Une bonne séance de travail avec ma psy ce soir, intéressante et ressourçante

– Circuler de plus en plus librement à vélo, cette sensation de liberté absolue

– Les câlins de mes enfants et leurs « Maman ! » enthousiaste quand je suis rentrée ce soir

Les douze mille pas

Aujourd’hui, j’ai marché douze mille pas dont beaucoup pour aller et venir en rangeant l’appartement et en le nettoyant, changer les draps avec Peanuts comme assistant literie. J’ai marché douze milles pas dont quasi la moitié en portant son matériel de sport, et flutin, c’est lourd, d’être escrimeur. J’ai marché douze mille pas et aurait mieux fait de ne pas les interrompre quand ce type m’a demandé d’approcher, il ne m’aurait pas saisie le poignet, il n’aurait pas embrassé ma main, il ne m’aurait pas foutu la trouille, ni à Peanuts, je ne me sentirais pas encore sale ce soir. J’ai marché douze mille pas avec des baskets neuves en partie. J’ai marché douze mille pas dont un crochet par la boulangerie pour un super goûter, dont ceux qui berce l’enfant petit trop fatigué pour trouver le sommeil. J’ai marché douze mille pas, accompagné trois vies et mené encore la mienne. Et ce soir, j’ai les jambes lourdes.

Fail out

Le 28 mai est le 148e jour de l’année (non bissextile).

J’aurais donc réussi à publier quotidiennement 147 jours consécutifs avant d’oublier. Malgré l’alarme de rappel. Parce qu’on a fait un plateau télé, que je me suis endormie devant, que j’ai éteins l’alarme en allant me coucher en me disant « c’est bon, c’est fait ».

🙄

Bref.

27 mai. Aujourd’hui beaucoup trop de

Je rétiquette une partie de mon fonds. Je découpe, je dispose, je colle, je construis de petits monticule de l’envers du filmolux et du ruban coloré, je perds mes ciseaux, j’en sors une autre paire, je retrouve les premiers, je ne range pas les deuxième, je perds deux paires de ciseaux, et je recommence, j’ai beaucoup de paires de ciseaux, beaucoup de rouleaux de filmolux, beaucoup d’étiquettes et beaucoup, beaucoup de livres à rétiquetter.

Pas tout à fait fin d’année

Boulot, 25 mai. On a un pied dans cette année scolaire, un pied dans l’autre. On va vers clore mais point trop tôt, on est en train de terminer mais ce n’est pas encore fini. Et en même temps, on se lance sans commencer, on doit penser à prévoir, prévoir de penser, préparer la préparation. Un cul, deux chaises.

Je déteste. Je voudrais pouvoir me lancer dans terminer. Arrêter d’être en train d’aller vers finir.

Vivement dans quelques semaines !

Points de vue

Ça y est, on a réservé nos vacances. On a dû revoir notre plan initial parce qu’on a pris trop de temps pour se décider à réserver. Il faut dire que c’était particulièrement compliqué cette année… Au final, on va faire les choses dans un ordre différent de celui qu’on pensait faire à la base mais on va partir là où on voulait. Avec des masques sur le nez mais tous les deux vaccinés.

Aujourd’hui, ma belle-mère parlait de je ne sais plus quoi et a dit « maintenant que le Covid, c’est fini ». J’ai sursauté, j’ai regardé Celuiquim’accompagne mais lui continuait d’écouter sagement sa mère. Ça me glace. Je sais que toute la com’ du gouvernement veut nous faire penser ça mais bon sang, rien n’est fini, pas encore…

Je reste écartelée entre envies de libertés, besoin, même et cette peur sourde. Pas pour moi, même plus pour mes proches, vaccinés, mais pour toutes les personnes qui peuvent encore être victimes de cette épidémie…

Les vacances sont réservées. Rien n’est terminé.

La béquille

C’était avant le Covid. Mais je dois dire que je l’ai bénie abondamment pendant le confinement.

Je me suis effondrée chez mon psy et il m’a proposé de me prescrire une béquille.

J’avais peur.

J’ai accepté.

On avait convenu que ce n’était que pour une saison. Qu’au printemps, j’arrêterais. Puis l’Epidemie, le Confinement, les crises de larmes sur mon balcon, dans ma salle de bain.

Et le temps de me relever.

Une fois la peur passée, c’est confortable, une béquille. C’est rassurant. Ça devient un petit rien de geste du quotidien.

Mais voilà qu’un printemps contre un autre et demain, je commence à diminuer la dose.

J’ai peur.

D’une autre manière.

Hier, j’ai acheté une infusion Yogi Tea. Elle s’appelle « Bonheur ». On va conjurer.