L’autre

Quand j’étais en 3e, j’ai pensé un moment passer le CAP palefrenier-soigneur. J’avais envie de travailler avec des chevaux, mais je savais que je ne serai jamais une grande cavalière, que je ne pouvais pas parier sur un métier du cheval au sein duquel la monte était essentielle. Puis ça me convenait bien, comme idée de métier.

Je n’ai pas pris cette voie. Parce qu’on ne m’y a clairement pas encouragée (mes profs, j’avais de trop bons résultats…), parce que je n’étais pas sûre que c’était vraiment ce que je voulais, parce que je ne voulais pas me fermer de portes.

Et surtout parce que j’étais morte de trouille.

Notamment parce que ça supposait de changer de département, ça ne se faisait qu’à une demi journée de route de chez moi au plus proche, de vivre loin de chez moi toute la semaine et sans doute les week-ends, et de surmonter beaucoup des appréhension que j’avais à cheval.

Je suis convaincue que dans une autre dimension, il y a une moi qui a pris sur elle et poursuivi ce projet.

Et je pense souvent à elle.

Je sais qu’elle a bien plus confiance en elle que moi parce qu’elle l’a eu, son CAP, qu’elle a poursuivi son rêve de travailler avec des chevaux. Je sais qu’elle a plus de force que j’en ai.

Je ne sais pas si elle est heureuse. J’aime à le croire. Je ne sais pas si de temps en temps elle pense à moi. J’espère que c’est sans m’envier.

Moi, j’avoue, il m’arrive de la jalouser.

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