Habitudes

Aujourd’hui, j’étais arrêtée et Celuiquim’accompagne était en télétravail.

Autant il a l’habitude de ma voir travailler à la maison, autant la réciproque n’est pas. Même pendant le confinement, il continuait de travailler essentiellement sur site, je l’ai assez peu vu à sa table.

Je m’attendais plus ou moins à ne pas trop le voir de la journée, en dehors du repas, et j’étais décidée à déserter la cuisine qui devient, ces jours-là, son bureau. Ordinateur portable sur la table, smartphone pro à main droite, perso à main gauche, dossiers empilés et machine à café au bout du plan de travail.

Finalement, j’ai replongé plus de 15 ans en arrière quand, tout jeune couple, on allait réviser nos concours respectifs à la BU avec ses potes de fac.

On n’a pas renouvelé l’expérience si souvent. La première fois, je me souviens, elle a d’ailleurs été avortée. On n’a pas mis les pieds dans la bibliothèque, les potes en question abandonnant l’affaire au profit d’une tournée dans un bar du coin, Celuiquim’accompagne les suivant, moi rentrant reviser seule à ma cité U, pas très à l’aise sur un campus qui n’était pas le mien. La fois suivante, on est resté une paire d’heure. La première pause clopes et cafés est intervenue après un quart d’heure de travail, durant environ autant. La suivante, idem. Je ne les ai pas suivis à la troisième, ni à la quatrième.

Moi, dans ma manière de travailler, les pauses, c’était plutôt après une heure trente à deux heures de taf, pour dix minutes, et avant de repartir pour tout autant.

Les quelques fois suivantes (deux seulement si ma mémoire est bonne), je n’ai pris qu’une pause sur deux puis sur trois avec eux. Et les fois d’après, ils ne m’ont plus proposé de venir, et je ne m’en suis pas plains.

Cette année là, je n’ai pas eu mon concours.

Eux non plus.

Comme quoi.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé chez Celuiquim’accompagne quelque chose de ces séances de révisions. J’ai vieilli un bon coup en me rappelant que ces séances en bibliothèque, c’était en 2005-2006, purée, c’était carrément une autre vie. J’ai aussi compris pourquoi il ne peut pas comprendre comment j’ai souffert à travailler comme j’ai eu à le faire pendant le confinement.

Souvent, je pense à me reconvertir. J’aime mon métier, énormément, et je crois que je l’exerce plutôt bien, mais les conditions dans lesquelles on nous demande de l’exercer font qu’on y pense toustes, je crois. Bref, quand je pense a me reconvertir, il y a des moments où j’imagine des projets à deux.

Je vais garder en tête cette journée et nos fins d’études pour le rappeler à quel point c’est une mauvaise idée !

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