Connard de virus

Je me sens oppressée par le contexte sanitaire. On en est toustes là, hein, et je le sais bien. Il me semble qu’on a toustes des hauts et des bas, des élans d’optimismes, des vagues de sinistose. Et je suis dans un sinistre bas pessimiste. A titre personnel, local, national, mondial… Je suis habitée de cette sensation que rien ne va, que rien n’ira à court terme, pas grand chose à moyen terme.

Je me sens oppressée et je le traine jusque dans mes sommeils. Je fais des rêves pesant dont je sors épuisée pour affronter des journées déjà pleine de tant de choses et encombrées de la cave au grenier de mesures sanitaires, gestes barrieres, recommandation, différence d’appréciation des situations…

Je m’aigris et deviens méchante vis a vis de tous ces gens qui… laissent leurs nez à l’air, se réjouissent d’exploiter les failles des mesures sanitaires, qui participent à des cours de sport en salles collectifs et clandestins, partagent des astuces pour trouer leurs masques en toute discrétion, vont crier partout que se laver les mains ne serre à rien, cherchent à contourner systématiquement les contraintes, non exhaustif et en vrac.

Le confinement est sur toutes les lèvres. Tout en moi hurle de douleur et d’horreur à l’idée de revivre le printemps dernier. Mais je ne peux pas me voiler la face, les chiffres sont de nouveau complètement fous. Et l’idée de me retrancher chez nous, ne plus me réunir, fréquenter pas loin de 200 personnes chaque jour, a tout de même quelque chose de rassurant.

Au début du premier confinement, je me voilais la face sur l’épidémie. J’ai été prise par surprise sur la fermeture des établissements scolaires, je n’ai pas vu venir l’enfermement. Je ne voulais pas voir parce que j’étais, à l’inverse, d’une grande lucidité sur ce que serait la vie confinée. Je crois qu’à la probable veille d’un nouveau confinement, je refuse de voir dans quel état de détresse me mettrait un nouveau confinement et focalise sur les risques de tomber malade, de transmettre.

Je me sens acculée. Et je ne trouve pas comment m’apaiser.

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