Nuit masquée

J’ai fait un cauchemar cette nuit. Pas un de ceux dont on se réveille en sursaut, ça, je n’en ai pas eu depuis des années. Non, c’était un de ces rêves qui tournent lentement, le malaise s’installant, grossissant, s’étoffant. De ceux dont une part de nous demande à sortir mais dont on n’arrive pas forcément à se réveiller.

Ça se passait dans un musée. Le début de la visite m’intéressait beaucoup. Il était tôt, j’étais parmi les premiers visiteurs. Je prenais beaucoup de photos. J’avais un petit accrochage avec une visiteuse à propos de ça. Mais ça se résolvait, je changeait de salle.

Puis le musée se remplissait. Et les gens portaient de moins en moins bien leurs masques… Parce que oui, on était masqués. Mais la foule grossissait, les nez, les visages entiers… Par endroit, des installations s’animaient pour les visiteurs. Les gens se regroupaient autour, se serraient pour voir…

Je décidais de quitter les lieux, mal à l’aise. Une personne que je connaissais essayait de me retenir. « Ça va, le risque n’est pas si grand ». Insistait. Voulait que j’essaie telle ou telle installation. Refusait de me laisser partir avant que j’ai vu telle ou telle salle. Je la suivais à contre-cœur, essayant de lui faire prendre conscience des risques. Mon masque glissait de mon visage. Je le remontais à plusieurs reprises en m’inquiétant parce que je ne pouvais pas me laver les mains. Par moment, je me retrouvais visage nu sans comprendre comment.

Alors que je pensais réussir à quitter les lieux, je tombais sur mon père qui tenait à ce qu’on aille boire un café au bar du musée. Plein à craquer. Ma mère nous rejoignait et comme il n’y avait pas de place, elle venait s’assoir sur le même pouf que moi, quasiment sur mes genoux. Alors que je gardais mon masque, elle parlait à quelques centimètres de mon visage. On s’engueulait. « Mais je ne suis pas malade ».

J’ai mis plusieurs heures au réveil à me débarrasser de la sensation d’oppression de ce cauchemar. C’était physique, je l’ai porté dans la poitrine jusqu’en milieu de matinée.

Il n’y a pas grand chose à analyser là-dedans. Le message est plus que lisible. Je suis juste étonnée que ça me prenne maintenant, je ne pensais pas être dans un des moments où tout ça m’atteint le plus.

J’aimerais tout de même pouvoir dormir « sans » mon masque, grmrlrlmblbl !

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