L’autre bout de l’an

J’ai ouvert les archives de janvier 2020 pour chercher la liste de mes envies de nouvelle année. Je voulais retrouver les attentes de mon moi d’un an plus jeune, essayer de savoir ce que 2020 a déçu. Mais je ne l’avais pas rédigée. Intuition ?

Comme j’y étais, j’ai lu mon post du 1er janvier. Puis j’ai continué. Et je suis arrivée en décembre.

Je me relis rarement. Souvent, même pas mes posts avant de les publier. D’ailleurs, j’ai trouvé un nombre déconcertant de fautes. D’orthographe, de frappe, de mise en page. Je n’ai rien corrigé. Ces cafouillages font partie de mon année. J’ai vu que la photo du 25 octobre ne s’était pas publiée. Je ne sais pas ce qu’elle était. J’ai décidé de garder le post vide.

J’ai été plutôt agréablement surprise. Pendant l’année, j’avais envisagé de faire un tri, a posteriori, de commencer 2021 en supprimant les posts particulièrement mauvais, creux, inutiles. Et j’imaginais que ça ne m’en laisserait qu’une dizaine par mois. C’est loin d’être le cas, finalement. J’ai été émue de relire cette année. Et je vais la garder ainsi, intacte. J’ai été touchée de retrouver ce que je vous ai partagé et ce que je vous ai tu. J’ai été étonnée des livres que j’ai déjà oublié avoir lus, des émotions que ma mémoire a enterrées. J’ai aimé retrouver cette année de posts, y compris les grognements, y compris les plaintes, y compris l’étrangeté de voir arriver ce premier confinement, y compris les fautes qui font rougir.

J’ai un peu envie de faire un sacré câlin à la moi de ce 1er janvier 2021 maintenant que j’ai mieux en tête ce que ces douze derniers mois lui ont accroché aux pattes.

Et il m’apparaît assez patent que j’ai envie de ressayer, pour ce blog, un an de publication quotidienne. Parce que le rendez-vous de fin de journée est une parenthèse qui, la haute majorité des fois, est agréable. Parce que cette archive extime, ce qu’elle dit, ce qu’elle omet, ce qu’elle escamote, ce qu’elle détourne. Parce qu’il semble que vous soyez quelques uns à passer et à revenir, aussi.

C’est gracieux, cette année toute neuve qui convie à s’inviter soi-même. Depuis cette nuit, il se répète qu’on ne sait trop quoi et comment souhaiter, après l’année périlleuse, déconcertante, ingrate, dont nous sortons. Ce n’est pas évident, c’est vrai. Mais je crois que j’ai trouvé, ma façon.

Je vous souhaite 2021. Je vous la souhaite pleine et toute entière entre vos mains.

Turn to jabber !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.