2020, non exhaustif

69 livres lus, (39 auteurs, 48 autrices, 27 titres de littérature jeunesse, 19 de littérature « générale », 19 BD, albums et mangas, 1 essai, 1 roman policier, 2 romans de SF et zéro de fantasy : la physionomie de mes lectures a énormément évolué en 2 ans).

Commencer le yoga. M’y tenir pas si mal.

Circuler à vélo avec les enfants, s’équiper pour et y prendre goût tous les trois.

Célébrer un an d’antidépresseur.

Compulser sur la nourriture, beaucoup.

Faire quelques crises, pas beaucoup mais c’est toujours trop.

Pleurer. Putain, qu’est-ce que j’ai pleuré.

Un confinement. Un enfer.

Un deuxième confinement. J’ai rien vu passer.

Passer beaucoup de temps en tête à tête avec « mon » CDI. Vide d’élèves. Construire encore un nouveau rapport à l’endroit. En bien, en moins bien, ça dépend.

Repenser mon enseignement de l’IRD avec mes 6e et être vraiment satisfaite du résultat pour ce premier trimestre. Cahoter sur celui de la classe médias.

Apprendre à coudre des masques. Adopter les chirurgicaux à usage unique.

Vivre soit dans le flou myope, soit dans le flou embué.

Se poser énormément de questions sur ma vie. Ne pas avoir toutes les réponses. Reporter les décisions dès que c’était possible.

Publier ici mais pas tout à fait tous les jours mais à peu presque.

Prendre des tas et des tas de photos.

Dire « Merde, mon masque ».

Boire le thé avec des amies fantastiques.

Boire le thé avec une douce amie indispensable.

Boire des thés froids, des thés tièdes, des thés oubliés, aussi.

Et mes enfants. Ah, mes enfants. J’ai aimé mes enfants, je leur ai crié dessus, je les ai confié, je les ai câlinés, je les ai bisouté, j’ai joué avec eux, regardé des films avec eux, je leur ai rendu des tétines la nuit (enfin, surtout le petit), j’ai eu des conversations très intéressantes (enfin, surtout le grand), j’ai compté des dents et des premiers pas, je me suis sentie prisonnière, j’ai été la pire mère du monde, j’ai aussi été la meilleure d’entre toutes, bref, j’ai été leur mère.

Tweeter aux toilettes.

Se cacher pour manger des chocolats.

Avoir froid sous la douche « Mais refermez la porte, bordel ! »

Avoir de la compagnie aux toilettes. Où j’étais planquée pour tweeter.

Envoyé des choses par la Poste, pester contre la Poste, être contente quand elles arrivent.

Aimer

Subir.

Arriver au bout.

30 décembre. Aujourd’hui une phrase que j’ai dite.

Un peu de temps sans enfants. Sont chez leur grand-père. Ça fait du vide et ça fait du bien. Ça ne fait pas assez. J’ai expliqué à l’enfant petit qu’il allait passer du temps là bas. J’ai dit que je l’aime. Parce que c’est fou ce que je l’aime. Au moins autant qu’il m’épuise si ce n’est plus. Alors je le lui dit souvent. Mais même souvent, ce n’est jamais assez.

Contact

On a beau faire attention, se poser des règles et tout le toutim, on a été en contact. Surtout en contact avec des cas contacts mais bref, on est dans les risques, faibles mais l’attente, le guetter les symptômes…

Je suis très abattue concernant le tour que prend l’épidémie. Je supporte relativement bien les contraintes, on a pris un rythme et on est prudent, vraiment. Par rapport à des tas de gens en tout cas.

Mais je suis tellement fatiguée de tout… Être prudent, c’est épuisant. Surveiller, expliquer, se renseigner, évaluer les risques.

Je devais avoir 48h de pause. Les enfants devaient aller chez leurs grands parents. Ça ne va probablement pas se faire. A cause du contact.

Je suis tellement lasse, de nouveau.

On y est

27 décembre, ça y est, on a fini de fêter Noël. On a ouvert les dernières huîtres, la dernière bouteille de champagne et les derniers paquets. Comme souvent, c’était bien mais trop. Trop de bulles, trop de fruits de mer, trop de gens, trop de bruit, trop. Mais dans l’ensemble, c’était un bon Noël.

Mais maintenant, je rêve de ne plus avoir à me nourrir pendant les 10 prochains jours.

(Enfin, je dis ça, mais dès demain, la boîte de Jeff de Bruges va me faire du gringue et je vais me laisser séduire.)

25 décembre. Aujourd’hui ce qui brille

Les yeux des enfants. C’est un cliché, oui, les cadeaux sous le sapin et les enfants tout excités autour qui déchirent les paquets et s’exclament, les yeux plein d’étoiles. Pourtant, il y avait de ça chez nous ce matin. Avec un enfant grand ravi de déchiffrer les prénoms sur les paquets pour faire la distribution et un enfant petit qui ne comprenait pas bien ce qui se passait mais déchirer tout de même les paquets avec enthousiasme. Et je crois que le Père Noël a bien bossé.

Bon alors voilà

On est le 24. Je ne sais plus combien de réveillon consécutif se sont soldés par une crise, pour moi. Alors forcément, j’appréhende. Avec ce cercle vicieux qui fait que plus je crains de faire une crise, plus j’en fais. Et plus j’en fais, plus je crains. Et ainsi de suite.

Alors on va dire que si je fais une crise ce soir, et bien c’est OK.

Que ce n’est pas moi qui gâche les choses. Que c’est mon épilepsie et que je n’y suis pour rien, dans cette épilepsie. On va dire que c’est comme ça et puis voilà.

Même si j’appréhende quand même. Et que je ne sais pas si je vais réussir à penser comme ça jusqu’au bout.

[update 25 décembre : et bien je n’ai pas fait de crise]

Et la suite ?

La fin de l’année arrive et je me pose des questions sur les suites de ce blog. Pas besoin d’attendre le 31 pour dire que mon défi d’un post par jour n’a pas été relevé, même si le nombre de publications total y est. Ce défi m’a donné un rendez-vous qui n’était pas désagréable, dans l’ensemble, voire plutôt sympa. Mais ça donne aussi des posts très inégaux, une bonne partie d’entre eux n’ayant aucun intérêt à être publié si ce n’est remplir mon « contrat » du jour. Et mettre davantage de contraintes pour mieux travailler mes posts, c’est aussi prendre le risque de rester en panne et ne pas réussir à poster.

D’un autre côté, je sens que sans contrainte aucune, je risque de laisser ce blog à l’abandon, ce qui n’est pas un drame en soi mais l’idée me déplaît. Ici, ailleurs, une part de moi à encore besoin de cet espace là, besoin qu’il existe et soit relativement vivant. Ne serait-ce que parce qu’il est encore un lien avec certaines personnes que je ne veux pas perdre.

Alors voilà, je ne sais pas. Je ne sais pas comment rebondir. Si je me lance dans un nouvel essai d’une année de post en espérant y arriver cette fois. Si je trouve d’autres contraintes et si oui, lesquelles. Si autre chose.

Si vous avez des propositions, je prends.