Merry Christmas

Peanuts a grandi, son vélo est un peu juste et surtout, maintenant qu’on circule tous ensemble, c’est un peu juste sans vitesse pour lui.

Alors on s’est dit que ce serait un bon cadeau d’anniversaire. (Mi décembre).

Mais qu’il fallait s’en occuper vite parce que bon, les vélos, en ce moment, c’est compliqué.

Aujourd’hui, on a profité qu’on n’avait aucun enfant avec nous pour faire ça.

Puis dans la foulée, j’ai proposé qu’on prenne un peu d’avance sur les cadeaux de Noël et les autres cadeaux d’anniversaire de Peanuts. Parce que bon, on sait pas vraiment comment ça va se passer. Et compter sur un déconfinement le 1er décembre pour l’anniversaire de mon loulou 15 jours plus tard, c’est un tantinet risquer comme stratégie. (Quoiii ? Le confinement pourrait durer plus d’un mois ?)

Finalement, on a fait tous les achats de Noël pour les enfants.

Sauf un truc qui viendra d’un magasin spécifique.

Et je ne m’y attendais pas mais ça m’apporte une forme d’apaisement surprenant.

Bon, maintenant, j’ai des envies de sapins et de regarder Love Actually… Ça va être long d’attendre !

Bon.

Ça y est.

On est reconfiné.

Enfin, Peanuts ira à l’école.

Et Popcorn à la crèche.

Et moi au collège.

Et Celuiquim’accompagne qui travaillait déjà sur site au premier confinement, bon ben, il va sans doute y retourner, hein.

Bon.

Pensée du soir

On commence bien trop tard à comprendre nos mères, parce qu’on le devient nous même.

Je ne sais pas si c’est fait pour nous réconcilier ou si ça n’alimente pas d’autres distances et rancœurs parce que bordel, elles auraient pu nous prévenir, nous dire, nous expliquer, partager.

Pour qu’on ne soit pas encore, une génération ou deux plus tard, dans ces mêmes situations de merde, bouffées par le patriarcat.

Popcorn

Un an et encore la moitié d’une année.

Qu’il est né, comme ça, à toute vitesse, sur un scénario tellement proche de celui de son frère.

Un an et encore la moitié d’une année. Qu’il fait son chemin. Qu’il pousse. Qu’il s’installe parmi nous. Qu’il s’est fait sa place.

On l’appelle encore souvent « bébé » alors qu’il ne l’est plus vraiment. Le drame des dernier né, on reste toujours le plus petit.

Il est formidable. (Comme de bien entendu ?) Il a de l’humour et il rit, tout le temps. Il parle. Se fait comprendre avec moulte gestes et un vocabulaire d’une poignées de mots. Il joue. Comprend très vite. S’adapte. Il dévore, appétit d’ogre auquel je ne sais pas toujours répondre. Il escalade, grimpe, teste son équilibre, ses limites, tombe et se fait mal, glisse, se relève et recommence. Il regarde des livres pendant des heures mais n’aime pas trop qu’on les lui lise. Quand je m’assois par terre en tailleur, il me rejoint toujours, s’installe dans le berceau de mes jambes, certaines fois fugitivement, d’autre pour s’installer vraiment, ou encore pour s’y allonger. Il fait des câlins. Il me mord aussi et répond des « aïoh ! » joyeux à mes « aïeuh !  » de douleur. Il veut se mêler de tout. Il vient voir ce qu’on fait, curieux. Il est toujours content de nous voir. Quand je vais le chercher à la crèche, il fonce vers moi dès qu’il m’aperçoit, heureux. Quand bien même il était en train de jouer tout content l’instant avant. Il comprend de mieux en mieux ce qu’on lui dit. Manifeste en grand qu’il n’accepte pas le frustration. Il joue beaucoup avec le garage de Peanuts. Il aime les très grands véhicules, qu’il maltraite allègrement, la jeep n’a pas survécu. Il repère tous les camions de pompiers et les hélicoptères. Il mange son poids en gressins chaque semaine. Il est merveilleux.

Raaah

J’ai encore oublié de poster ici hier.

Et paf, on monte à 4 ratés.

C’est tout de même pas compliquer, poster un mot, une phrase, même emprunté·e, une photo, un lien, je n’en sais rien. Jeter en écriture automatique ou quasi un réel à prise rapide.

Une fois par jour.

Je ne sais pas ce que ça dit de moi, cette incapacité. Parce que ce n’est pas la première fois que je m’y heurte.

En attendant, ce nouveau cahot avitaille un découragement un peu généralisé dans lequel je baigne depuis 2 jours…

Ces jours

Je n’arrive pas à quitter le travail. Trop de choses à penser, à réfléchir, à déterminer, à choisir. Des choses insignifiantes à côté de l’actualité. Qui ont leur importance à ma petite échelle. Et surtout. Que faire de cet assassinat, quelles réactions avoir, comment en parler avec mes élèves. Comment retourner au collège après cela. Comment être enseignante. Je n’arrive pas à quitter le travail parce que quand on est prof, on l’est 24h sur 24 et ces jours-ci plus que jamais. Et toujours petit.e et immense face à la Haine.