Baby steps

Cet été, j’ai pris un an. Depuis pas mal d’années, mon âge ne me pose pas de problème. Je me sens mieux dans ma dizaine que dans la précédente et je vois arriver la prochaine avec un certain intérêt car je constate qu’elle réussit plutôt à mes copines et amies autour de moi.

Cet anniversaire est survenu dans un mois de repos après une année scolaire très rude, un confinement, un bébé qui grandit, un enfant grand qui affine son caractère, et plein de kilos en plus. (Plein…, plein). (Si.)

J’ai reconquis petit à petit quelques heures de sommeil et surtout, surtout, du temps pour moi. Et dans cette reconquête, j’ai ressenti un violent besoin de me rassembler. C’était viscéral, je me sentais… émiettée.

Et c’est passé par un appel à l’aide de mon corps. Je l’ai traité pendant trop de mois comme un simple véhicule pour accomplir les multiples contraintes sous lesquelles j’étais ensevelie.

L’âge me donnant sans doute une certaine forme de sagesse, à moins que ce ne soit l’expérience, j’ai pris le temps de définir ce dont j’avais envie et besoin.

Perdre du poids, je sais faire. Le yoyo aussi, du coup, vraiment bien. J’ai réussi à abandonner, au fil des années, les envies irréalistes, les projections excessives. Je sais comment mon corps est fait. Ce qu’il a traversé. Ce qu’il a accompli aussi. Je connais son histoire et son passé génétique. Et oui, ça compte de se rappeler qu’on rentre rarement dans du 34 quand on a des hanches méditerranéennes et un bassin à porter des triplés.

Ce dont j’ai envie, c’est un équilibre. Et plus que mon poids, travailler sur ma posture. Une petite rando cet été m’a également rappelé sans ménagement que si je ne peux pas demander tout et n’importe quoi à ce véhicule sans rien donner en échange. Ça fait bizarre, je vous le dis, de se retrouver en pleine montagne, les jambes coupées, sur un chemin que votre enfant de 6 ans moins le quart arrive à suivre, lui.

Il y a quelques mois, j’avais commencé à faire du yoga avec une appli. J’ai arrêté pendant un temps puis repris et cet été, j’ai réussi à tenir une séance quasi quotidienne. Des fois juste 10 minutes. Mais dans mes journées, 10 minutes, ça peut être énorme.

Et c’est ça, que j’ai réussi à faire : me dire qu’un peu, c’est bien. Et me féliciter de faire un peu.

Et d’ancrer l’idée que cette fois-ci, je vais faire des peu, mais que je vais ancrer cela dans le temps. Que je vais apporter à ce corps des muscles en profondeur, renforcer son souffle, son cœur. Au lieu de me fixer des objectifs en dates, en kilos, en séries, d’essayer de faire beaucoup au début parce que je suis motivée et que je ne sais pas si je le serai dans un mois. Je me laisse des marges de progression. Mon objectif n’est pas d’atteindre ceci ou cela. Mon objectif c’est de faire au moins un peu, le plus souvent possible. Pour au final avoir apporté ceci et cela à mon corps.

J’ai décidé de me féliciter de tout ce qui va dans le « bon » sens. De ne pas m’attarder sur le pas assez, pas suffisamment, pas correctement, pas comme j’espérais.

Je ne sais pas si ça va me tenir dans le temps mais pour le moment, ça me fait beaucoup de bien.

2 réflexions sur “Baby steps

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