Ce qui pèse

Je me suis pesée.

La dernière fois que j’ai fait ce poids là, j’étais enceinte.

Et la fois d’avant aussi.

Et la fois d’avant, euh…

Même en sortant de la maternité, je ne faisais pas ce poids. Les deux fois.

Le confinement a été une catastrophe côté prise de poids. Entre grignotages décomplexés et crises de compulsions alimentaires quasi quotidiennes, ce n’est guère étonnant. Puis le déconfinement et le stresse qu’il a apporté (bien plus important que celui du confinement) n’ont pas aidé. Ça s’explique, quoi.

Ce qui est nouveau c’est que je ne perds pas. Jusqu’ici, après des périodes de prise rapide comme celle-là, le premier kilo était facile et rapide à perdre. Parfois le deuxieme. Ensuite, ça se compliquait. Là, c’est déjà compliqué. Même les 500 premiers grammes ne se laissent pas déloger. Du coup j’abandonne et paf, compulsion tout ça.

J’ai pris deux tailles de vêtements en bas et tous mes vêtements me serrent en haut. Parce que je prends tout dans les fesses, les hanches, le ventre, les cuisses…

Celuiquim’accompagne voudrait que je creuse du côté de ma pilule. C’est vrai que j’ai commencé à la prendre juste avant le confinement… Moi je crois que ce corps a fabriqué deux bébés tout entier et subit des pertes et prises de poids plus ou moins importantes tous les ans ou deux depuis mon année de 3e alors forcément, il y a un moment où c’est trop.

Paradoxalement, je suis plutôt en bonne entente avec mon corps ces dernières semaines. Je trouve qu’il fait des trucs chouettes. Comme réussir à transporter le plus-si-bébé sur un siège vélo ou avoir déplacé des kilos et des kilos de livres au CDI après le confinement. J’ai un vrai problème de taille de vêtements mais m’habiller n’est pas une difficulté, contrairement à des tas de moments où je me trouve horrible dans tout ce que je porte et mal à l’aise.

Alors je ne dirais pas non plus que je me sens belle mais avec 8 kilos de moins, je ne me sens pas forcément belle, c’est un truc que je ne connais pas vraiment comme sentiment.

Il y a comme une sorte de lâcher prise. Peut-être aussi que je progresse en matière de grossophobie (parce que si je suis sincère avec moi-même, je dois reconnaître que j’étais grossophobe, au moins jusqu’à ce qu’on me mette le nez sur ce qu’est cette discrimination, et que j’ai encore à deconstruire dans ce domaine).

Paradoxalement toujours, je ne me vois pas ne pas essayer de perdre quelques kilos tout de même.

En fait, je veux surtout enrayer la prise…

Paradoxalement, tout cela est familier. Mais pour la première fois tout en même temps.

Paradoxalement.

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