La maternité de l’autre

On discutait l’autre jour sur Twitter, avec des personnes de qualité forcément – parce que j’ai un compte privé et une petite TL constituées de personnes de qualité – du fameux phénomène « T’es une femme, ta tort » aussi résumé par la phrase « Pile tu perds, face ils gagnent ».

Le point de départ était les tweets de réponses à un article dont j’ai perdu les références mais qui disait, en gros, que le confinement avait accentué les inégalités entre les hommes et les femmes dans la gestion des tâches ménagères et « du foyer », comme on dit. Et ouais, parce que les mecs qui disent qu’ils n’en font pas plus à la maison parce qu’ils n’ont pas le temps, quand ils ont le temps, ils n’en font toujours pas plus. Pile, face.

Plusieurs commentaires réagissaient en disant que quand même, toutes ces connes de bonnes femmes, elles n’avaient qu’à pas décider de faire leur vie avec des connards parce que y a plein de mecs très bien qui savent vider un lave vaisselle et j’ai même un ami qui le fait sans que sa femme le lui demande, hein.

Je ne réagirai même pas au « not all men » , hein, ni au « tu souffres à cause d’un homme, femme, mais c’est ta faute » parce que ce n’est pas là que je veux emmener cet article. Je voulais partager cette réflexion que nous avons eu à plusieurs et qui disaient que les mecs changent et en particulier, qu’ils changent avec la maternité. Non non, pas avec leur paternité, avec la maternité de l’autre, de celle avec qui ils vivent.

Si je me fie aux très nombreuses expériences partagées à ce propos, l’entrée dans la parentalité et dans la co-parentalité exacerbe très souvent chez les hommes un forme d’égoïsme et… disons, de connerie humaine profonde. Heureusement, ça ne se fait pas au même degré pour tous mais c’est quand même super fréquent, il n’y a qu’à voir le nombre de couples hétéros qui se séparent alors qu’ils ont des enfants en bas âge.

Je n’ai aucun élément statistiques, aucune études, rien à citer. Je suis juste étonnée parce qu’on lit des tas de choses sur le fait de devenir papa mais pas sur celui de devenir le compagnon d’une maman.

Evidemment, on préfère nous taper dessus, à nous, les femmes, avec cette injonction culpabilisante au possible qui est qu’on doit réussir à être mère ET femme. Parce que c’est forcément notre faute. Et parce que visiblement, c’est un problème d’attendre des hommes qui partagent nos vies qu’ils aiment une mère (qui n’est pas la leur mais celle de leur enfant). Par contre, nous, on est censée mouiller notre petite culotte quand on voit un barbu avec une écharpe de portage.

Et si on disait aux mecs d’apprendre à être homme et mère, un peu, tient. Mère au sens parent impliqué qui gère 120% de la charge mentale du foyer ainsi que des responsabilités concernant de près ou de loin les enfants ?

La fête des mères approchent et on voit fleurir partout les publicités pour faire des cadeaux afin de remercier les femmes extraordinaires que sont les mères. Perso, je rends ma cape de super héros quand vous voulez, les mecs. Parce que je n’ai pas de super pouvoirs. Ce que je fais, pas besoin d’être une mère pour le faire. Et je serais pas contre un véritable relais, fiable, efficace, durable, et moins d’injonctions aux parents au féminin.

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