Et demain matin, petit garçon…

Ce soir, le bébé était très rougneur. En général, c’est soluble dans le bain alors hop, robinet, thermomètre, un bébé tout nu, les poissons en neoprène apporté par le Père Noël de Tonton, et plouf. Mais non. Rougne, râle, pleure. Je repêche mon Popcorn et l’emballe dans sa cape de bain. Il se calme, se cale. Je l’allonge sur la table à langer mais non, non, toujours pas. Je reprends mon Tout Nu dans mes bras. Il s’y calme de nouveau.

Bon, c’est un soir bras.

J’enlève mon t-shirt, me tortillant, d’une seule main, attrape mon écharpe qui traînait là et nous emballe dedans, en peau à peau. Sur mon téléphone, je lance une playslit YouTube. Greame Allwright. Je ne l’ai pas écouté depuis un moment mais il a bercé mon enfance et une bonne partie de mon adolescence.

Pendant la moitié d’une heure, on est resté comme ça. On s’est bercé, on a dansé, j’ai beaucoup chanté. Suzanne nous a emmené écouter les sirènes, on a trinquer à l’amitié, l’amour, la joie, vu dans les yeux que demain sera bien.

Un moment tout doux, enveloppé dans la même écharpe qu’à la maternité, j’y ai pensé après, à dire adieu à un chanteur, à partager un bout de mon enfance, un moment à garder dans une petite boîte faite en ticky-tacky. ytacky