12 février. Aujourd’hui l’imprévu

C’est le difficile équilibre du mercredi : s’organiser tout en laissant une place à l’impro et l’imprévu. Je me suis faite avoir quelques fois par une organisation trop stricte, un emploi du temps bien minuté, malgré les marges prévues. Les enfants, ça ne se laisse pas systématiquement anticiper. Alors forcément, sur un truc ou un autre, ça merdait. Et je le vivais franchement mal. J’ai tenté de me laisser totalement porter mais je me retrouvais trop souvent avec des moments vraiment pas cools à gérer. Alors je tente d’être entre le deux et surtout, je nous accorde de la souplesse. On arrive à en faire quelque chose d’assez sympa, en général, de cette journée sans école, sans crèche, sans travail et sans papa.
C’est une journée exigeante, que j’appréhende souvent un peu, qui tourne de temps en temps au cauchemar maternelle. Mais c’est aussi celle qui alimente le mieux ma relation à mes enfants, celle qui contient parfois un petit grain de folie, toujours une grosse dose de pourquoi pas. J’aime à croire qu’ils en garderont de bons souvenirs, de pique niques dans le salon, de frites offertes à l’improviste, de trésor de lectures à la bibliothèque, de temps de dessin assis par terre au musée, de parc, de course, de doonuts de la boulangerie pour le goûter, de corde à linge tendue dans la chambre pour faire sécher des peinture, de bataille de coussins et de cookies préparé à 4 et j’espère bientôt 6 mains.Moi, je ne les oublierai pas.