Voilà. On y est. 7h11. Les enfants dorment encore. Celuiquim’accompagne s’est tout juste levé.  Moi, il y a une demi heure, Mes intestins faisaient des noeuds.

Tout à l’heure, on part.

Une semaine de vacances en famille. Pour la première fois, Popcorn va sortir du département. Je le lui ai expliqué. Il m’a regardé en souriant et en bavant. C’est un bébé facilement souriant. Pour la première fois, Peanuts va dormir en mobil home. Il est assez enthousiaste à l’idée d’habiter quelques jours dans « une petite maison en plastique », même si y a pas la télé parce que « Quand on regarde trop la télé après on a les yeux carrés et moi je veux pas avoir les yeux carrés ». C’est un enfant qui s’enthousiame volontiers.

Moi, j’appréhende. J’ai envie de partir, je sais que ça nous fera du bien, qu’on a besoin se changer d’air et que même si dans cet air là il y aura toujours autant de biberons, de couches et de « Maman, » (Vous connaissez cette particularité des enfants qui sont capables de commencer chaque phrase par « Maman, » pendant plusieurs heures ?)(ça marche avec « Papa, » aussi)(surtout quand maman ne répond plus). Mais ce sera un autre air.

Je suis donc convaincue mais c’est le stresse qui m’a sortie du lit. J’ai peur que la route se passe mal, Popcorn n’est pas toujours bien en voiture, il pleure souvent, ça dure longtemps, c’est terrible pour mon coeur de maman qui ne laisse jamais pleurer son bébé. Jamais sauf en voiture, parce qu’on ne peut pas s’arrêter, ou qu’on l’a déjà fait et qu’il faut bien qu’on arrive là où on va. J’ai peur de manquer de patience avec Peanuts qui manque d’attention parce qu’il a un petit frère et est en demande permanente.

Et j’ai peur de mes crises.

J’ai peur d’en faire une au restaurant où on va ce soir. D’en faire une ce matin juste au moment du départ. D’en faire une quand on ira visiter une grotte. D’en faire une au mobil home une nuit où il pleut et où je ne pourrais pas sortir pour que les enfants ne me voient pas.

Et je m’en veux d’avoir peur parce que je sais que cette peur peut à elle seule déclencher une crise.

Je sors de la lecture d »Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi (grâce à Shaya). Dans ce livre, Anna subit des crises d’angoisses qui peuvent la clouer sur place. Malgré cela, elle sort de sa zone de confort et part. (Non, je n’ai rien spolié).

Lire ce livre juste avant de partir est un hasard. Je ne savais pas que je trouverai autant d’échos dans le personnage d’Anna. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir un message.

Je ne sais pas si je vais rallumer des étoiles mais il est sans doute grand temps que je me fasse un peu violence et arrête de museler mes crises en restant 95% du temps dans ma zone de confort.

Voilà.

7h33, les enfants sont réveillés. Y a plus qu’à.

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