Lettre à l’ado de 15 ans que j’ai étée

Salut Moi.

Il est difficile de commencer cette lettre, tu sais. Je ne vais pas te demander comment tu vas, je le sais. Quoi de neuf, je le sais. Ce serait plutôt l’inverse, qui aurait du sens. Oui, tiens.

Salut Moi. Toi, ça va. Et c’est vrai. Ça va bien. S’il y a une chose que je dois te dire, une chose que tu dois savoir, c’est celle-là : ça va et je suis heureuse dans ma vie. Je suis amoureuse (et il m’aime aussi, ça te change). On a un enfant, oui oui, tu as fini par le vouloir, et il est épatant, tu ne t’attendras pas à quel point, et tu vas l’aimer, tu ne t’attendras pas à quel point non plus. J’ai un métier qui me plait, dans lequel je me sens bien, et qu’on me dit que je fais bien et à force, j’y crois. On a un chez nous bien chouette, où on se sent bien, avec des meubles chinés, des emporte-pièces en forme d’étoile filante, de chevalier, de tour Eiffel et de dragon (si, tu verras, tu seras très contente de les trouver et tu sauras quoi en faire), des plantes vertes qui ne meurent pas systématiquement, et les deux voiliers de Papy accrochés au mur. Et il y a des livres partout, tout le temps.

Je pourrais te révéler plein de choses sur ce qui t’attends. Je pourrais te donner des tas de mise en garde. Et je sais que tu attends. Tu en as envie, tu as le sentiment d’en avoir besoin. On est comme ça, ça n’a pas changé : on a besoin d’anticiper de prévoir tous les scénarios possibles, de s’attendre au pire, au meilleur aussi mais soyons honnête, surtout au pire, on veut pouvoir prévoir.

Tu vas me détester pour ce que je vais t’écrire maintenant. Tu vas m’en vouloir, tu vas croire que j’ai oublié. Et ça va durer quelques années. Parce que je sais que tu ne vas pas bien. Je sais que ça va durer encore un moment. Mais je ne peux pas tout te dire. J’ai besoin que tu comprennes : si je te dis maintenant comment aller mieux, tout de suite, ça va tout gâcher. Parce que si on en est là maintenant, c’est aussi parce que tu traverses, parce que tu vas traverser, des mauvais moments – et des bons, des tas, mais des mauvais – et que ça va te construire, nous construire. Et qu’on aura ce qu’on a maintenant. Et qu’on sera qui on est maintenant. Et non, tu ne veux pas gâcher ça même si tu ne le sais pas encore.

Allez, je t’aide à voir le positif : j’aime ma vie actuelle au point de ne pas vouloir que tu la changes. Si ça, ce n’est pas une bonne nouvelle ! Allez, je suis aussi totalement honnête, il y a des choses dont je me passerais bien et que je t’épargnerais volontiers. Mais il y a « l’effet domino » : si tu changes certaines choses, d’autres changeront en conséquence. Par exemple, je pourrais te dire des paquets de trucs concernant notre sœur. Mais elle est – indirectement et malgré elle mais elle est – en rapport avec ta rencontre avec l’homme qui partage ta vie actuellement. Donc s’il te plait, ne t’éloigne pas d’elle. Enfin, pas tout de suite. Par contre, une fois que tu auras rencontré cet homme, ou plutôt… disons, ce mec, parce que vous n’aurez pas encore l’âge où tu en parleras comme d’un homme, éloigne toi d’elle. Mets de la distance, arrête de ménager nos parents, et arrête, je t’en prie, arrête de croire que parce qu’elle, elle t’aime, que parce qu’elle, elle raconte des souvenirs de ton enfance, que parce qu’elle, elle a une histoire commune avec toi, qu’à cause de tout ça tu lui dois quelque chose. Je vais te donner une autorisation qu’on se donnera trop tard : on a le droit de ne pas avoir de véritable lien avec elle, de ne pas se sentir sœur, de ne pas être réciproque. Et surtout, on a le droit de ne pas l’aimer.

On a le droit, aussi, de reprocher des choses à nos parents sans pour autant les aimer moins, mal, ou pas assez. Entre toi et toi, je n’attends pas la « crise d’ado » caricaturale par laquelle tu ne passeras jamais, les cris et les portes claquées. Mais dans ta tête, tu peux, tu en as le droit.

Épargne-toi : ils ne verront rien. Je sais, en particulier, ce que tu fais, avec la nourriture. Pour le moment, tu mets un mouchoir dessus, tu n’en parles pas, pas même avec toi, mais je sais. Non, tu n’as faim, pas autant. Non, ce n’est de la gourmandise. Tu vas continuer. Ça va se voir. Mais ils ne verront rien, jamais. Parce qu’ils sont comme ça. Toi, par contre, tu es en train d’en prendre pour dix ans, de ce truc avec la bouffe.

Pendant que je parles de choses rudes, tu as quelques années devant toi mais tes grands-mères ne sont pas éternelles. Et d’une certaine façon, on peut être absente avant d’être morte. Penses-y.

J’ai de bonnes nouvelles, tout de même.

Ce que tu as vécu au collège : c’est fini. Ah, oui, peut-être que ça t’aidera d’y mettre un nom tout de suite plutôt que dans dix ans alors que je te le dis : c’était du harcèlement. Du harcèlement scolaire. D’ici quelques années, c’est un terme qui sera repris et presque banalisé. Tu n’as pas besoin que je te redonne leurs noms, tu les connais, et tu ne les oublieras pas. Tu n’as pas besoin que je te rappelle des faits, tu les connais, et tu en oublieras certains. Et bien c’est fini. Non, tu ne vas pas te transformer en nana ultra populaire dont toutes les filles veulent devenir l’amie et que tous les mecs rêvent d’inviter au bal de fin d’année. Mais tu vas réussir à te faire des amies. Elles ne te traiteront pas toujours bien, mais ça c’est parce que vous êtes des ados, et ça n’atteindra jamais, jamais, le niveau que ça a atteint. Puis pour être honnête, tu ne les traiteras pas toujours bien non plus, alors… Tu ne l’appelles pas encore ainsi, mais tu as rencontré quelqu’un qui deviendra ta petite sœur de cœur, elle est précieuse. Pour le reste, essaie de ne pas mettre 100% de toi et même un peu plus dans tes relations d’amitié. Je sais que je dis ça dans le vent, tu n’y arriveras pas, mais j’aurais tenté de te prévenir.

Ton frangin, ben tu vois, tu dirais juste « mon frère », mais en fait, c’est vraiment ton frangin. C’est juste que… ben il a ses souffrances aussi et que vous préférez les soigner chacun de votre côté. Vous finirez par comprendre que c’est chouette de faire des choses ensembles aussi. En tout cas, tu peux compter sur lui. Et efface moi cette grimace tout de suite, vos relations vont changer, c’est promis.

Autre bonne nouvelle, il va y avoir des chevaux dans ta vie pendant quelques années encore, ils vont revenir. Plus maintenant, je ne vais pas te mentir, mais ça ne te manque pas pareil. Fais le plein de caresses, passe des heures à respirer des crinières et à poser tes mains sur des encolures, accumule, profite.

Et tu sais, Internet. Tu n’as pas la moindre idée des possibilités que cette chose va t’offrir ! Ouais, pour l’instant c’est le truc sur les ordis du CDI mais ça va devenir immense, et ça va t’ouvrir des horizons dingues. Internet est même à l’origine de plusieurs de tes plus belles amitiés. Si, si, tu verras.

Parmi les conseils qui te paraîtront pas forcément les plus pertinents mais je sais de quoi je parle : ce n’est pas à la minute mais quitte cette gynéco. Essaie de trouver quelqu’un d’autre, une sage-femme dans l’idéal (oui oui, elle peut faire un suivi gynéco, elle ne s’occupe pas que des grossesses et des accouchements, et non, notre mère n’est pas la meilleure personne avec qui parler du choix d’un médecin. Tente ton infirmière de l’Internat plutôt), ou au moins un ou une médecin qui t’écoute vraiment et ne t’assène pas des vérités. Et t’épargne un touchée vaginal à chaque visite alors que tu es vierge. C’est plus important que ça en a l’air.

Et pendant qu’on parle de Soignants, n’écoute pas ce connard de médecin de famille, c’est un misogyne (rassure moi, tu sais déjà ce que veux dire misogyne ? C’est synonyme de phallocrate, ça je sais que tu te le connais parce qu’on l’a lu dans un album il y a des années et qu’on s’en souvient encore) doublé d’un sale con imbu de sa position de Docteur. Et oui, tu le sais, ce serait bien d’aller voir un psy. Tu finiras par le faire. Si tu pouvais commencer plus tôt, on s’épargnerait sans doute des choses. Mais là, tu vois, on est en plein dans le risque de l’effet domino.

Et puisqu’on parle de médecins, tu vas avoir un problème de santé. Un truc ni franchement grave ni franchement invalidant mais emmerdant. C’est une forme de, et non, ne t’effraie pas à ce nom, tu crois connaître mais il y a plein de facettes à cette maladie, c’est donc une forme d’épilepsie. Ça va se manifester une première fois fin 2008. Va voir un neurologue. Je sais que ça t’effraie mais n’attends pas un an. Vas-y tout de suite. Et même s’il ou elle ne détecte rien au début, rappelle toi : c’est de l’épilepsie, ça reviendra, il ne faut surtout pas prendre d’antidépresseurs même si on te les prescrit, et n’arrête jamais brutalement un anxiolytique même si un médecin te dit de faire comme ça. Change de médecin, s’il te dit de faire comme ça.

N’écoute pas trop ta Petite Voix. Elle dit beaucoup de choses vraies, mais elle te le dit mal.

Et, détail, je ne prétends pas te faire devenir sportive mais si tu pouvais vraiment essayer de faire quelque chose pour muscler nos bras, ce serait sympa. Fous la paix à tes cuisses et tes hanches, mais commence à bosser les biceps s’il te plait.

Je vais te laisser. Je voudrais que tu gardes en tête qu’à la fin, tout va bien, qu’avoir 25 ans c’est mieux que 15 sans être si bien que ça mais que la trentaine, c’est le pied. C’est le bout du monde, je sais. Mais ça vaut le coup d’attendre.

Je t’embrasse, petite Moi. Avec beaucoup d’affection, bien que je sais que ça t’étonne te ta part.

Toi

Note de bas de page

Exercice inspirée de la lecture de Lettres à l’ado que j’ai été et par Minka, qui s’est prêtée à l’exercice.

Ce qui se passe en fin d’année

J’ai vu passer sur Twitter ces derniers jours plusieurs tweets, souvent râleurs, sur la fin d’année dans les collèges et les lycées, le non accueil des élèves, ce genre de choses.

Je me rends compte que très souvent, les personnes qui tweetent à propos de ça sont concernées (des parents d’élèves, pour l’essentiel) mais ne savent pas forcément ce qui se passent dans les établissements pendant cette période de fin d’année.

Alors j’ai envie de raconter la fin d’année dans mon établissement.

Le Petit Collège de la Rive Droite du Fleuve Sans Eau (et de la Rive Gauche du Grand Boueux, quand on y réfléchit) est un collège urbain de pas loin de 600 élèves, entre 40 et 50 professeur·e·s, une dizaine de personnels de Vie Scolaire, une demi douzaine d’administratif·ve·s et une quinzaine d’agent·e·s.

Cette année, les conseils de classe ont débuté dans la fin de la deuxième semaine de juin (celle du 4) pour se terminer au début de la quatrième à raison de 4 par soir, jusqu’à 19h. Il était nécessaire de placer les conseils de classe à ces dates car il y a des délais à tenir en rapport avec les commissions d’appel concernant les passages et redoublements (on dit « maintien », maintenant) et surtout, les orientations. Les dates de ces commissions sont indépendantes de notre établissement, nous ne pouvons pas les décider. Il y a également des échéances indépendantes de notre organisation concernant les élèves qui n’obtiennent pas l’orientation souhaitées (nombres de place limitées, pas de patron pour leurs CAP…) et qu’on réoriente en urgence avant la fermeture des serveurs d’affectation (autre date que nous ne maîtrisons pas).

Les manuels ont été rapportés la troisième semaine de juin. Les élèves ont été accueillis et les cours maintenus jusqu’au mardi 26 juin. L’établissement étant centre d’examen, il a été fermé à toustes les élèves le mercredi 27 parce qu’il fallait installer le Brevet, c’est-à-dire positionner les tables de toutes les salles en mode examen alors qu’on travaille pour la plupart en ilots, coller les étiquettes nominatives sur chaque table, installer la signalétique dans l’établissement, préparer les piles de copies, de brouillons, faire en sorte qu’un dictionnaire au moins soit consultable dans la salle pour les parties de l’épreuve de français où c’est autorisé, et j’en oublie sans doute parce que je n’y participe qu’indirectement. Le collège n’a ensuite accueilli que les candidat·e·s au Brevet les 28 et 29 car l’ensemble des personnels enseignants assurent les surveillances d’examens, et que même si certains étaient disponibles pour faire cours, les salles sont occupées. Les dates du Brevet, examen national, sont fixées par le Ministère. Nous n’avons, là non plus, aucune possibilité de les modifier.

Le collège a ensuite été rouvert pour l’ensemble de nos élèves jusqu’à aujourd’hui midi. Lundi et/ou mardi, les collègues de français, maths, histoire et sciences étaient convoqué·e·s pour corriger le Brevet. Les autres assuraient leurs horaires selon leurs emplois du temps habituels et accueillaient leurs élèves. (Pour tout dire, on accueillait aussi celleux des collègues assurant les corrections.)

Demain matin, nous sommes en réunions pédagogiques pour la constitution des classes. Ces réunions permettent que les professeur·e·s, qui connaissent bien les élèves pour les avoir eu une année scolaire en cours, composent elleux-mêmes les classes, associent certains élèves, en séparent, équilibrent les caractères, les points forts, les atouts, pour éviter que les chefs d’établissement utilisent simplement les moyennes, les options, le sexe et l’ordre alphabétique, et afin d’offrir à nos élèves des classes le plus équilibrées possible qui leur permettront de progresser, en tout cas, on l’espère. Ça nous prend trois heures facile.

Demain après-midi, nous avons un conseil pédagogique. Cette instance réunit l’ensemble des enseignant·e·s de l’établissement (selon comment elle est organisée, il y a des établissements où tous les profs ne sont pas convoqué·e·s), notre direction et des représentants de la vie scolaire. On va faire les bilans de certaines points de l’année et poser ce qui est déjà prévu pour l’année prochaine, afin qu’on puisse y travailler cet été (et oui). Dans la foulée, nous nous réunirons en Conseils d’Enseignements c’est-à-dire en équipe par disciplines (les profs en maths d’un côté, les profs d’histoire de l’autre, etc) ou de champs disciplinaires (dans mon collège, les profs de langues vivantes se voient ensemble même s’iels n’enseignent pas la même langues). Cela pour affiner certains projets et pour décider des progressions communes dans certaines disciplines. Afin de pouvoir y travailler cet été (et oui).

Demain, se joignent à nous les collègues ayant reçu leurs mutations et avec qui nous travaillerons l’année prochaine. L’occasion de se rencontrer et de savoir comment iels fonctionnent, afin que tout le monde s’adapte. Et éventuellement y travaille cet été (et… bref)

Vendredi matin, nous sommes toustes convoqué·e·s pour une formation. En effet, l’an prochain, un nouveau dispositif est mis en place dans l’établissement qui nécessite qu’on sache un certain nombre de choses. Ce sont les formateurs qui ont choisi cette date.

Et à midi, on fait le repas de fin d’année. Ça, c’est vrai, c’est nous qui le fixons. On « fait sauter » une après-midi de cours à nos élèves.

En juin, nous (un « nous » qui désigne l’ensemble des personnes travaillant dans l’établissement) avons également assuré les inscriptions des nouveaux élèves, le recrutement de nouveaux personnels de Vie Scolaire et d’AVS pour la prochaine rentrée, fait l’inventaire des ressources de l’établissement en matériel, documents, nourriture, déménagé deux salles de classe, repeint trois, déployé et configuré 30 nouveaux ordinateurs, fait l’état des stocks de manuels et passé la commande pour les manuels à distribuer à la rentrée, rencontré dans leurs établissements les professeur·e·s des écoles du secteur afin qu’iels nous présentent les élèves arrivant et nous transmettent toutes les infos importantes à connaître sur eux, téléphoné à toutes les écoles hors de notre secteur dont on reçoit aussi des élèves (une trentaine en tout), créé les classes de 6e, continué les cours, les sorties et autres activités pédagogiques, on a rempli les bulletins, corrigés les dernières copies, les devoirs supplémentaires que des élèves demandent toujours en fin de trimestre pour rattraper ce qu’iels peuvent sur leurs moyennes, reçu des familles d’élèves pour les orientations de 3e, en 4e vers la prépa pro, de 6e pour la SEGPA, vidé les casiers, les armoires de salle, on a fait le CA, la cérémonie des élèves « méritants », préparé le planning de la prochaine rentrée, on a dressé nos bilans, rédigés des projets, les vœux, on a préparé, pour plusieurs, notre départ de cet établissement, et j’oublie mille et une choses.

Il me reste à vous dire que chaque année, les premiers élèves à quitter l’établissement s’en vont aux alentours de la première semaine de juin et qu’il en va ainsi tout au long du mois. Que dès le début du mois de juin, les élèves sont fatigué·e·s, ont encore plus de mal que d’habitude à se concentrer, qu’iels comptent les jours. Qu’à partir du moment où on ne note plus, iels ne font plus le travaillent demandé, avec l’absolution des familles dans la grande majorité des cas. Qu’ici, depuis 2 semaines, la température dépasse les 30° en journée, y compris dans les salles de classe. Qu’iels n’étaient que 70 lundi, au plus fort de la journée. Que ce sont, à celleux là, leurs journées préférées, celles où tout le monde se relâche, où les rapports s’assouplissent, où C ose confier à sa prof d’Italien qu’elle se faisait aider par une voisine née à Vintimille pour ses devoirs maisons mais qu’elle a appris aussi plein de choses comme ça, où V raconte à un surveillant qu’il voit sa mère pour les vacances et qu’en fait, quand ses parents prétendent à l’établissement qu’elle est présente le reste de l’année, c’est faux, où J explique à sa prof de SVT qu’elle se force à manger mais qu’elle maigrit quand même, qu’elle veut pas, que ça l’inquiète et finit chez l’infirmière avec des recommandations pour l’été, qu’A avoue qu’elle est la seule de son groupe de potes à ne pas partir en vacances, qu’iels l’apprennent là et improvisent au brûle-pourpoint qu’elle passe quelques nuits chez les un·e·s et les autres entre juillet et août selon quand iels sont là et histoire qu’elle ne reste pas en tête à tête avec son énervant petit frère et sa mère qui est, bah, la mère d’une ado, quoi. Que ça a du bon, aussi, d’avoir ces jours ascolaires à la fin d’une année de travail.

Voilà. Dans deux jours, je suis en vacances. Dans quatre, je commence à préparer mes cours pour l’année prochaine. Bon début juillet à toustes.