La trouille

Les vacances sont presque là. Demain, la fin du boulot, lundi, prendre la route.

Elles arrivent au bon moment, ces vacances.

Je suis fatiguée mais incapable de décrocher, de déconnecter, partir m’y obligera.

Oui, elles arrivent au bon moment, ces vacances.

Peanuts est excité, s’endort mal, tard, se réveille comme un petit zombie les matins d’école, il court après le rythme, en changer fera du bien.

C’est le bon moment, pour ces vacances.

Celuiquim’accompagne est débordé par son boulot. Tellement que ça déborde aussi à la maison, ça se déverse, ça s’installe.

Il le répète : elles arrivent au bon moment, ces vacances, elles se sont faites attendre, elles deviennent urgentes, il en a besoin.

Ça va faire du bien, ces vacances. On a fait les réservations et pris des rendez-vous, on a un programme avec des zones de floues de moins en moins floues. On va voir des gens qu’on aime, on va aller dans des endroits qu’on aime.

Oui, ça va faire du bien, ça arrive au bon moment.

Et plus ça approche, plus je stresse. J’ai la sensation d’être une bombe à retardement, la grenade tenue serrée dans la main, la bille de plomb se baladant en liberté dans un rouage qu’elle peut enrayer à tout moment. J’ai peur de faire une crise, d’en faire plusieurs, de gâcher les soirées au restaurant, les rencontres, en me mettant à trembler. J’ai peur d’effrayer mon fils, de perdre les quelques heures qu’on peut consacrer à des gens qu’on ne voit jamais.

Je suis de nouveau dans ces moments où je ne me sens pas solide. C’est un peu comme si elle était inévitable, cette crise. Comme si elles étaient inévitables, ces crises. Comme si elles allaient forcément arriver.

Et je ne sais pas quoi faire de cette peur. De cette pas-solidité. De cette grenade que j’ai la sensation d’être. Vraiment pas. Alors je couve ma trouille, m’étourdis en préparant mille et une choses… En me disant que c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Et ça me bouffe doucement.

4 réflexions sur “La trouille

  1. Tu ne gâcheras rien. Même si tu fais une crise. Même si tu en fais plusieurs. Et ton louveteau peut comprendre et être rassuré si ça arrive et si ça l’effrayait sur le moment.

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