Indispensable bullet journal

Il y a peu, Georgia partageait son expérience concernant le Bullet Journal. Moi, je m’y suis mise au printemps 2015. A l’époque, j’avais posté un article illustré de photos sur mon blog de l’époque. Depuis, j’ai déménagé sauvagement les articles et les photos se sont perdues en route (et je n’ai pas gardé les fichiers d’origine) mais on peut toujours lire le texte ici. Si vous ne savez pas encore ce que c’est qu’un Bullet Journal, je vous renvoie donc à ce post, je n’écrirais rien de bien différent. Par contre, quelques échanges ici et là m’ont donné envie de partager mon usage de cet outil aujourd’hui.

Depuis mes débuts il y a environ deux ans, j’ai abandonné le Bullet Journal par intermittence pour y revenir avec assiduité au début de cette année scolaire… et l’arrêter durant tout le mois de novembre. Une nouvelle occasion de faire le point sur mes pratiques. Depuis, il est devenu pour moi un outil essentiellement pro et carrément indispensable.

J’utilise beaucoup le terme « bullet journal » en ligne car je m’adresse essentiellement à des personnes sachant de quoi il s’agit. Par contre, au quotidien, le terme est un peu long, pas joli à prononcer quand on a mon accent anglais soit celui d’un lémurien germanique, et n’est pas forcément compris. Je l’appelle donc plutôt mon Carnet, et si la majuscule ne s’entend pas dans la prononciation, je le vois écris ainsi dans ma tête : il est le Carnet dans lequel je regroupe tout… ou presque, car j’ai finalement renoué par ailleurs avec un agenda. C’était (et ça reste) la limite du Bullet Journal pour moi : mon emploi du temps change chaque semaine. Il me faut une visibilité sur plusieurs semaines voire plusieurs mois d’avance et j’ai besoin qu’une trace reste. Mais je m’accommode finalement très bien de la cohabitation des deux outils.

J’utilise pour mon Bullet Journal un carnet 21 x 14 cm et un stylo effaçable (pilot frixion), duo que je ne pense pas changer, il me convient parfaitement. Le modèle de carnet de cette année est ligné, ça, je le changerais peut-être, à voir. Il n’est également pas à spirales et ça, par contre, ça me manque. Je ne le décore pas particulièrement, faute de temps essentiellement.

J’ai arrêté de l’utiliser dans les deux sens. Maintenant, il est organisé comme suit : il s’ouvre sur un calendrier simple avec les vacances scolaires grisées. Ensuite, j’ai ma double page d’index, une double page de notes reportées de mon précédent bullet journal (suggestions d’acquisition pour le CDI, listes d’outils en ligne vus en formation…), puis des pages que j’avais lancées en début d’année et que j’ai abandonnées donc je ne vais pas m’attarder.

En début de mois, je prends une double page avec mes « hashtags » du mois. Certains se retrouvent de mois en mois, d’autres peuvent changer. Sur la page de gauche, je regroupe les personnels. J’inscris chaque mot-clé et laisse la place dessous de noter ce qui les concerne : des dates, des titres, des tâches… C’est selon.

Sur la page de droite, sous le hashtag #pro, je liste les tâches que je dois/veux traiter en priorité au boulot, répartie par « domaines ». Je les pointe au fur et à mesure que le mois avance.

Ma double page d’avril (à compléter)

Ensuite, viennent les pages quotidiennes. Je m’en sers chaque jour au travail et quelques fois les mercredi et week-end (en vacances, il m’arrive de faire une page hebdomadaire). La veille ou, plus souvent, le matin même en arrivant au boulot, je liste les tâches à accomplir, précédées d’un carré vide. Si j’ai des tâches personnelles, je fais deux colonnes et liste les personnelles sur la droite. A plusieurs reprises dans la journée, je fais le point, noircis les tâches effectuées, rajoute éventuellement des tâches devenues prioritaires, et même parfois, note des choses que j’ai déjà faites mais qui n’étaient pas sur la liste. Je décline les tâches longues en plusieurs items. Je trouve cela encourageant pour s’y atteler et moins décourageant quand il faut reporter quelque chose qui n’est pas terminé : je reporte la grande tâche mais pas tous les sous-items. Par exemple, pour les corrections de copies, je décline souvent par classe, pour la saisie ou la couverture des livres, je décline en lots de 5 documents, etc.

C’est là, essentiellement, que mon Carnet est devenu un outil très efficace pour moi : je ne me disperse plus. Dans mon travail, j’ai toujours plein de choses à faire, ce n’est pas forcément facile de les hiérarchiser et j’en mène souvent plusieurs à la fois. Je m’éparpillais régulièrement, et surtout, me laissais trop rebondir d’une tâche à l’autre pour, en fin de journée, me rendre compte qu’il n’était pas si urgent de mettre en cohérence les nomenclatures dans ma base et que j’aurais mieux fait de renvoyer ma proposition de grille d’évaluation pour les oraux d’EPI (comment ? je jargonne ?). Ça ne m’arrive plus et j’ai une bonne visibilité de mes journées. Par ailleurs, je ne procrastine plus sur les tâches qui m’ennuient et/ou que je n’aime pas faire. Il devient très rare que je ne les réalise pas une fois inscrite au programme de la journée. Et ça, c’est une grande nouveauté pour moi. Je passe même mes coups de fil !

Au milieu de cela viennent s’intercaler mes listes (parfois en plusieurs morceaux), compte-rendus de réunion, prises de notes en club journal… Je les retrouve en feuilletant et grâce à mon Index.

Et surtout, je mets tout dans ce Carnet. On me donne un numéro de téléphone ? Dans le Carnet. Je renouvelle certains abonnements et en abandonne d’autres ? Dans le Carnet. Mme J a besoin de trois manuels de maths de 6e aux noms d’élèves d’UPE2A ? Dans le Carnet. La fille d’une collègue m’écrit un mot de remerciement pour un prêt sur un post-it ? Dans le Carnet. Je dois prendre des notes pour rédiger le compte rendu de la journée de bassin ? Dans le Carnet. Et c’est là que le Carnet prend sa majuscule. C’est sa deuxième grande efficacité. Si je l’ai noté, c’est là, pas besoin de chercher ailleurs. Et je retrouve tout.

Mon agenda, lui, me sert uniquement pour les anniversaires, les rendez-vous et le récapitulatif hebdomadaire des séances pédagogiques réalisées.

Je n’ai jamais été aussi à jour dans ma saisie et mon traitement des documents que cette année. J’ai réalisé de gros réaménagements sans paralyser le CDI. Je suis à jour dans mes préparations, mes corrections. Je me rends compte que j’ai gagné en efficacité cette année. Je pense que c’est dû d’une part à une prise de maturité liées à ma vie personnelle et à la reconnaissance professionnelle assez exceptionnelle dont je bénéficie cette année. Mais le Bullet Journal y est clairement pour quelque chose et je compte bien garder cet outil.

 

2 réflexions sur “Indispensable bullet journal

  1. C’est super intéressant. Pour le moment je n’ai pas réussi à faire un Carnet professionnel, et vu que mon quotidien devrait pas mal changer bientôt je ne vais pas réessayer avant septembre ; quand je m’y mettrai je pense que ton post va bien m’aider !

    J'aime

Turn to jabber !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.