1, 2, 3, 4 jeudis (9)

Jeudi citation

blues« Quand tu joues du blues, Minnie, c’est comme si tu riais et pleurais en même temps. Le blues, c’est comme un tout petit nuage dans un beau ciel d’après-midi. Un petit nuage, tout fin, tout blanc, mais qui te serre le ventre, sans que tu saches trop pourquoi. Tu comprends ? Mais le blues, c’est aussi comme une éclaircie qui travers un orage ou comme une cerise juteuse sur un gâteau trop sec. Ça… Ça peut te faire rie aux éclats quand tu devrais tomber, les genoux dans la boue. Tu vois ? »

KOËGEL, Tristan. Bluebird. Didier jeunesse, 2015, p. 7.

Jeudi nombril

Depuis le début du mois de janvier, je m’intéresse à comprendre pourquoi je ressens cette envie peu contrôlable de me ronger les ongles (et la peau autour des doigts). Je pensais le faire essentiellement quand je suis stressée et que je ne me sers pas de mes mains. Et bien ce n’est pas si vrai. Je le fais essentiellement quand j’attends et que je m’impatiente. En voiture quand ça bouchonne (voire aux feux), en particulier sur le chemin du retour du travail alors que Peanuts m’attend à la crèche, dans les files d’attente si je suis pressée, quand je suis prête et que j’attends que Celuiquej’aime le soit (donc très souvent), quand j’attends que Peanuts se décide à insérer ici environ tout ce que je lui demande de faire dans une journée (ex : à descendre de la voiture pour qu’on rentre à la maison)

Finalement, je me ronge les ongles parce que je ronge mon frein.

Jeudi une photo

17-01-16-3

Peanuts par Peanuts,

autoportrait au téléphone, 16 janvier 2017

Jeudi 100 mots de la page 100

« 18 avril 1945.

Paris.

rose-beautiful-beauty-bloomJ’ai choqué une femme de chambre. Ou quel que soit le titre qu’on leur donne en France ! J’ai oublié d’accrocher le panneau « Ne pas déranger » sur la porte, et elle est entrée pour faire le lit et nettoyer la salle de bains. J’étais assise à la petite coiffeuse, que j’avais tirée devant la haute fenêtre, et j’écrivais toute nue. Certes, je m’étais enveloppée de cet incroyable dessus-de-lit en soie, mais il a glissé de mes épaules quand je me suis retournée pour voir qui entrait.

Seigneur ! nous étions toutes les deux tellement GÊNÉES ! Je ressemble à un cadavre. »

WEIN, Elizabeth. Roses sous les bombes. Castelmore, 2015. p. 100

 

Note de bas de page :

Crédits photos : 1 – Billy Branch par Guido Nardy via Flickr ; 4 – Rose via pexels

2 réflexions sur “1, 2, 3, 4 jeudis (9)

  1. J’ai très envie de lire « Rose sous les bombes », ayant adoré « Nom de code Verity ». :-)
    Chapeau pour l’introspection, c’est chouette d’arriver à t’analyser comme ça.

    J'aime

  2. Je suis encore dedans donc je te donnerai mon avis plus complet une fois terminé. J’ai été déçu par le début puis il y a une rupture dans le récit et la suite m’emballe beaucoup plus.
    Je trouve aussi que c’est chouette. Mais il va falloir que je trouve quoi faire de ça maintenant.

    J'aime

Turn to jabber !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.