Ça va être obscur

J’ai offert à une amie un quelque chose qui me trotte dans la tête depuis « pfiou longtemps » (qui est une unité de temps en soi, non ?). Un quelque chose fait de mes mains. Sans pression parce que ce qui était important, c’était de faire plaisir et je savais que l’idée, rien qu’à elle, ferait plaisir. Évidemment, j’espérais que la mise en œuvre plaise aussi. Mais le pire qui pouvait arriver soit que l’idée seulement fasse plaisir, alors je suis allé au bout malgré mes autocritiques sévères. Bon ben l’amie a tout aimé. J’étais vraiment contente de mon cadeau et de son émotion. Ça aurait pu en rester là, je pensais que ça en resterait là, ça n’avait pas vocation à aller ailleurs, mais elle en a parlé à quelqu’un. Et peut-être que, un peut-être très peut-être, peut-être que ce cadeau va continuer son bonhomme de chemin vers quelque chose que je n’envisageais pas du tout. Et même si ça n’aboutit pas, rien que ce début de quelque chose qui basculera d’un côté ou l’autre du peut-être, c’est vraiment chouette.

Ah ben oui, je sais, mais vous étiez prévenus dès le titre.

Y a plus qu’à

Nous voilà arrivés en vacances.

La route s’est bien passé, on est installés, le mobil home est franchement bien. La soirée des enfants traine un peu en longueur mais après avoir roulé plusieurs heures, coincés dans des sièges auto, ils en avaient besoin. Là, leur père bouquine sa liseuse dans leur chambre pour les aider à s’endormir. Popcorn demandait encore « rentrer maison ? » il y a deux heures, il ne comprend pas tout à fait le concept de vacances. Peanuts, lui, est déjà très à l’aise.

S’installe chez moi un peu plus cette sensation étrange que je trimballe depuis ce matin. Celle des débuts de vacances. Celle du « pas chez moi, pas mes repères ».

J’ai installé nos affaires très vite. Checké l’inventaire du mobil home. Déployé le contenu des sacs, rempli les placards.

S’approprier le lieu.

Maintenant, où que mes yeux se posent, je peux grappiller un peu de familier. Et si j’hésite encore sur les interrupteurs et l’ordre des placards, je sais plus ou moins où est quoi.

« Y a plus qu’à » profiter des vacances. On va faire de notre mieux !

Sur le départ

On est sur le départ. Demain matin.

Je suis fatiguée, les affaires sont à peu près prêtes, je suis persuadée d’oublier des choses sans savoir quoi (classique), mais bon voilà, on y est.

On a retrouvé l’Enfant Grand, qui était chez son grand-père. On est de nouveau quatre et les enfants ont bien animé ces retrouvailles.

J’espère qu’ils animeront un peu moins la route demain.

J’ai hâte d’être ailleurs. J’ai un peu peur de ne faire qu’exporter mes agacements et mes rase bol. Mais maintenant qu’on a empaqueté un tiers de l’appartement pour le faire rentrer dans la voiture, on va y aller, hein.

Citation

« Avant, de zéro à six ans et demi, je tombais amoureux de tout ce qui passait devant moi avec des couettes et des chaussures à boucle. Ça finissait toujours mal. Le syndrome du grille-pain. Je sentais mon cœur commencer à chauffer agréablement des deux côtés et puis il sautait en l’air très haut, et atterrissait sur le carrelage. »

Céleste, ma planète, Timothée de Fombelle, Gallimard jeunesse, « Folio junior », 2009.

Mioum

En fin d’année, on est nombreuse à chercher quoi offrir aux nounous, auxiliaires de crèche, maître.sse.s, atsem, et autres personnes qui s’occupent de nos enfants en journée. (Oui, on est bien plus nombreuse que nombreux).

Pour la crèche de Peanuts qui est maintenant celle de Popcorn, j’ai adopté le « panier » (avec des guillemets parce que c’est un sac en papier, en général) de gâteaux maison. Parce qu’il a une auxiliaire référente mais qu’elles sont nombreuses à se relayer par ailleurs dans le service, parce qu’il y a la direction, et qu’au total, ça fait pas mal de monde. J’ai continué de faire ça pour l’école avec un petit truc en plus pour la maîtresse (et l’atsem de la classe les années où il y en avait une). Parce que finalement, c’est toujours une équipe qui prend soin des enfants, dans ces cadres.

Cette année, je ne pouvais pas passer beaucoup de temps en cuisine. Mais en 1h15, je m’en suis tirée très honorablement.

Je vous donne ici mes recettes et mon « organisation ». Parce que ça peut servir, qui sait.

J’ai préparé des cookies (25 pièces), des rochers à la noix de coco (15) et des biscuits moelleux à l’amande (11 mais oups, elles n’en auront que 10) (ben quoi ? c’était une nouvelle recette, il fallait bien que je goutte avant d’en offrir !). J’ai rajouté dans le panier des rochers au chocolat et du popcorn qui ne sont pas faits maison mais c’était pour faire un peu quantité.

Notez que je ne suis pas du tout une pâtissière. Je n’ai aucune technique, que très peu de matériel, je n’ai monté des œufs en neige que trois fois dans ma vie, les recettes qui utilisent différentes sortent de sucre me laissent perplexe et je suis incapable de vous dire de quel T est la farine dans mon placard. Je me dépatouille avec des recettes et du matériel très basique, et j’ai des retours sympas donc je continue.

Pour ces trois recettes, il faut deux plaques de cuisson, deux saladiers, un bol (qui passe au micro onde), du papier cuisson, une assiette, une fourchette, un couteau, et une cuillère à soupe. Un micro-onde si possible mais c’est pas indispensable (ça va juste plus vite), et un four, évidemment.

Il faut également 6 œufs, 260g de beurre, 450g de farine, 430g de cassonade (ça marche avec du sucre, c’est parce que moi je mets de la cassonade partout) (je vous l’ai dit, je ne suis pas du tout une pâtissière), 2 cuillères à café de miel, 2 cuillères à café de levure, 200g de poudre d’amande, 170g de noix de coco en poudre et 160g de garniture pour les cookies.

Sortez tout ça pour l’avoir sous la main. Préchauffez le four à 220°.

Commencez par les cookies :

  • D’un côté, faire fondre 120g de beurre (au micro-onde si possible) puis mélanger (à la fourchette ça marche bien) avec deux œufs et deux cuillères à café de miel dans un bol.
  • De l’autre, mélanger dans un saladier 250g de farine, 120g de cassonade et 2 cuillères à café de levure.
  • Puis associer les deux mélanges.
  • Aujourd’hui, j’ai rajouté du chocolat en poudre (de petit déj’, celui de Peanuts) dans la moitié de la préparation et de la cannelle dans l’autre moitié. Ce n’est pas obligé. A ce stade, on peut juste ajouter nos 160g de garniture (pépite de chocolat, caramel fudge, M&M’s, pralines, orangettes, fruits confis…)
  • Sur les deux plaques, poser du papier cuisson. Former les cookies, les poser sur les plaques et enfourner pendant 8 minutes.

Un peu de vaisselle : il faut laver les ustensiles. Sinon, il faut prévoir un saladier, un bol et une fourchette de plus.

Là, on attaque un point de la 3e recette : on fait fondre 80g de beurre (au micro-onde si on en a un) qui ont besoin de prendre le temps de refroidir ensuite, donc pendant qu’on fait la recette numéro 2, il fait sa vie tranquillement sur un coin du plan de travail.

Puis on se lance dans les rochers coco, en sachant que les cookies ont presque fini de cuir, donc qu’il faut avoir la manique à porté de main et de la place pour poser les plaques chaudes.

  • Séparez les blancs des jaunes de 4 œufs. Réservez les jaunes, ils vont dans la recette 3 (de l’intérêt de faire la 2 et la 3 le même jour)
  • Mélanger (toujours à la fourchette) 160g de sucre et 170g de coco en poudre avec les blancs d’œufs. Mais attention, votre minuteur sonne, il faut sortir les cookies et baisser le four à 200°.
  • Mettre le mélange coco de côté.

Et attaquer la troisième recette : les biscuits à l’amande.

  • mélanger les jaunes d’œufs (4, ceux qu’on a mis de côté juste avant) et 150g de sucre dans un (plutôt grand, parce qu’il y a pas mal de farine et de poudre d’amande à ajouter ensuite) saladier.
  • récupérer le beurre fondu qui faisait tranquillement sa vie et mélanger le tout.
  • ajouter 200g de farine et 200g de poudre d’amande

Les cookies ont eu le temps de refroidir en partie. Déposez les sur une assiette pour qu’ils finissent de prendre le frais. Récupérez vos plaques de cuisson et recouvrez les à nouveau de papier cuisson.

Sur l’une, déposez des boules de pâte de rocher coco. Sur l’autre, des palets de pâte à l’amande.

Enfournez pour 10 minutes.

Vous avez le temps de ranger le matériel et les ingrédients qui restent, jeter vos coquilles d’œufs si vous ne le faites pas au fur et à mesure, remplir le lave vaisselle et de lécher le saladier de coco (les autres ne collent pas assez, y a rien à lécher). Par contre, j’ai testé pour vous, vous n’avez pas le temps de mettre à la sieste un Deux Ans récalcitrant. En revanche, lui, il a le temps de piquer un cookie tout frais et d’aller le grignoter en douce sur le balcon du salon. (Petit cœur).

A 10 minutes, sortez les biscuits aux amandes et jetez un œil aux rochers coco : selon la taille que vous leur avez donnée, ils ont sans doute encore besoin de 2 à 5 minutes de cuisson (il faut qu’ils soient dorés).

Planquez les cookies avant que le deux ans n’en attrape un troisième et sortez les rochers cocos du four. Laissez refroidir tout cela avant d’empaqueter et d’offrir. Cette année, la présentation va être minimaliste : sachets en papier (récupérés des derniers fruits et légumes achetés…) avec une étiquette qui dit ce qu’il y a dedans et un bandeau « MERCI » sur le sac.

Évidemment, il n’est pas rare que quelques biscuits, cookies ou rochers s’égarent hors du paquet et restent par mégarde chez vous. C’est même pas dommage, mais il faudra bien que quelqu’un les mange. Et pas forcément seulement le Deux Ans !

Cookies
Rochers et biscuits à l’amande

Notes de bas de page :

Mes biscuits à l’amande sont un peu gros, il aurait fallu faire des palets plus petits. Je pense qu’ils gagneraient si on y ajoutait quelques amandes entières. Au moins une au milieu, ça serait joli et ça mettrait un peu de croquant (ils sont plutôt moelleux sinon).